Résolution CM/ResDip(2009)4
concernant le renouvellement du Diplôme européen des espaces protégés
octroyé à la réserve naturelle du Wurzacher Ried (Allemagne)

(adoptée par le Comité des Ministres le 21 octobre 2009,
lors de la 1068e réunion des Délégués des Ministres)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 15.a du Statut du Conseil de l'Europe,

Vu la Résolution Res (65) 6 instituant le Diplôme européen pour certains paysages, réserves et monuments naturels protégés, telle qu’amendée par la Résolution CM/ResDip(2008)1 concernant le règlement révisé du Diplôme européen des espaces protégés ;

Vu la Résolution Res (89) 11 concernant l’octroi du Diplôme européen à la réserve naturelle du Wurzacher Ried (Allemagne) ;

Prenant en considération le rapport de l’expert, présenté à la réunion du Groupe de spécialistes sur le Diplôme européen des espaces protégés les 2 et 3 mars 2009 ;

Compte tenu des propositions présentées par le Comité permanent de la Convention de Berne,

Renouvelle le Diplôme européen des espaces protégés octroyé à la réserve naturelle du Wurzacher Ried jusqu’au 18 juin 2019 ;

Assortit le renouvellement de ce diplôme des recommandations suivantes :

1. l'écomusée de la tourbe situé en zone périphérique de la réserve va constituer un nouveau pôle d'attraction pour la réserve. Une information concernant les enjeux de protection ainsi que des équipements – en particulier la haute tour panoramique – doivent y trouver place. Le financement doit être recherché de préférence sous une forme partenariale ;

2. l'ampleur des projets menés par une équipe permanente restreinte est considérable. L'effort particulier en matière de visites guidées et en direction des écoles mérite un soutien. Il convient de rechercher les moyens d'y parvenir en concertation avec les autorités scolaires, notamment ;

3. la Bundesstraße B465 qui fend le Ried de part en part connaît une évolution favorable grâce aux mesures prises. A moyen ou à plus long terme, le déclassement de cette route doit permettre la suppression du trafic des véhicules motorisés au bénéfice des piétons et des cyclistes ;

4. le nombre des surfaces cultivées en maïs sur les pentes qui entourent la tourbière devrait être limité, par exemple par des acquisitions foncières qui auraient en outre des répercussions positives sur la qualité des eaux ;

5. le grand effort d'acquisitions foncières en zone périphérique doit être poursuivi ; la problématique posée sur les pentes d'Albers, où cinq hectares acquis sont encore exploités de façon intensive, doit être réglée ;

6. la « télégraphisation » du paysage – les lignes à haute tension en zone périphérique – constitue une atteinte à l'harmonie paysagère. Il faut inlassablement formuler la demande d'enfouissement, même si les coûts sont élevés.


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