Délégués des Ministres

Décisions

CM/Del/Dec(2013)1164      11 mars 2013



1164e réunion (DH), 5-7 mars 2013

Décisions adoptées

Volume de Résolutions



SOMMAIRE

Page

Résolution CM/ResDH(2013)1 7
Grüne Alternative Wien contre Autriche 7

Résolution CM/ResDH(2013)2 8
Makedonski contre Bulgarie 8

Résolution CM/ResDH(2013)3 11
Kapor contre Bosnie-Herzégovine 11

Résolution CM/ResDH(2013)4 12
15 affaires contre Croatie 12

Résolution CM/ResDH(2013)5 13
Tupa contre République tchèque 13

Résolution CM/ResDH(2013)6 15
6 affaires contre Danemark 15

Résolution CM/ResDH(2013)7 16
S. contre Estonie 16

Résolution CM/ResDH(2013)8 18
Andreyev contre Estonie 18

Résolution CM/ResDH(2013)9 21
Kochetkov contre Estonie 21

Résolution CM/ResDH(2013)10 25
Leas contre Estonie 25

Résolution CM/ResDH(2013)11 27
Y.P. et L.P. contre France 27

Résolution CM/ResDH(2013)12 29
H.R. contre France 29

Résolution CM/ResDH(2013)13 31
Chesne contre France 31

Résolution CM/ResDH(2013)14 34
Consorts Richet et Le Ber contre France 34

Résolution CM/ResDH(2013)15 36
Lilly France (n° 2) contre France 36

Résolution CM/ResDH(2013)16 39
5 affaires contre la France 39

Résolution CM/ResDH(2013)17 40
De Lesquen du Plessis-Casso contre France 40

Résolution CM/ResDH(2013)18 42
Klouvi contre France 42

Résolution CM/ResDH(2013)19 44
Renaud contre France 44

Résolution CM/ResDH(2013)20 46
Lacny contre France 46

Résolution CM/ResDH(2013)21 47
Payet contre France 47

Résolution CM/ResDH(2013)22 51
Cocaign contre France 51

Résolution CM/ResDH(2013)23 53
Joubert contre France 53

Résolution CM/ResDH(2013)24 56
Lagardère contre France 56

Résolution CM/ResDH(2013)25 58
Stojkovic contre France et Belgique 58

Résolution CM/ResDH(2013)26 61
E.A. contre Allemagne 61

Résolution CM/ResDH(2013)27 62
Tsikakis contre Allemagne 62

Résolution CM/ResDH(2013)28 64
5 affaires contre Hongrie 64

Résolution CM/ResDH(2013)29 65
17 affaires contre Hongrie 65

Résolution CM/ResDH(2013)30 66
O’Keeffe contre Irlande 66

Résolution CM/ResDH(2013)31 67
Superwood Holdings plc contre Irlande 67

Résolution CM/ResDH(2013)32 69
Abbate contre Italie 69

Résolution CM/ResDH(2013)33 70
Wagner et J.M.W.L. contre Luxembourg 70

Résolution CM/ResDH(2013)34 73
Schneider contre Luxembourg 73

Résolution CM/ResDH(2013)35 76
14 affaires contre République de Moldova 76

Résolution CM/ResDH(2013)36 77
13 affaires contre Pologne 77

Résolution CM/ResDH(2013)37 78
Jakobski contre Pologne 78

Résolution CM/ResDH(2013)38 81
Witek contre Pologne 81

Résolution CM/ResDH(2013)39 83
Wojtas-Kaleta contre Pologne 83

Résolution CM/ResDH(2013)40 85
Constantin et Stoian et Bulfinsky contre Roumanie 85

Résolution CM/ResDH(2013)41 90
Reiner et autres contre Roumanie 90

Résolution CM/ResDH(2013)42 94
Didu contre Roumanie 94

Résolution CM/ResDH(2013)43 97
6 affaires contre Fédération de Russie 97

Résolution CM/ResDH(2013)44 98
Backović contre Serbie 98

Résolution CM/ResDH(2013)45 100
2 affaires contre Serbie 100

Résolution CM/ResDH(2013)46 101
2 affaires contre République slovaque 101

Résolution CM/ResDH(2013)47 102
Aydemir et Michalko contre République slovaque 102

Résolution CM/ResDH(2013)48 105
Association Rhino et autres contre Suisse 105

Résolution CM/ResDH(2013)49 107
9 affaires contre « l’ex-république yougoslave de Macédoine » 107

Résolution CM/ResDH(2013)50 108
37 affaires contre Turquie 108

Résolution CM/ResDH(2013)51 109
13 affaires contre le Royaume-Uni 109

Résolution CM/ResDH(2013)52 110
Guillan et Quinton contre Royaume-Uni 110

Résolution CM/ResDH(2013)11

Grüne Alternative Wien contre Autriche

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 13281/02, arrêt du 29/11/2011, définitif le 29/02/2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif (radiation du rôle), qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les sommes allouées au titre de frais et dépens ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné les informations fournies en ce qui concerne le paiement des sommes allouées par la Cour et notant qu’aucune autre obligation ne résulte de l’arrêt ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)22

Makedonski contre Bulgarie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 36036/04, arrêt du 20 janvier 2011, définitif le 20 avril 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)154E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)154E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT

on the implementation of the judgment of the ECtHR in the case of

Makedonski v. BULGARIA

Application no. 36036/04

Judgment of 20 January 2011

Final on 20 April 2011

The Facts

The case relates mainly to lengthy prohibition to leave the country (violation of Article 2 § 2 of Protocol No 4 to the Convention). The Court considered that “the authorities are not entitled to maintain restrictions on an individual's freedom of movement over lengthy periods without periodic reassessments of their justification”. The case also concerns the excessive length of criminal proceedings (violation of Article 6, § 1 of the Convention) and lack of an effective remedy with this regard (violation of Article 13 of the Convention).

The applicant, a Bulgarian national, was charged for embezzlement in 1992. In 1994 he was imposed with a prohibition to leave the country. In 2004 the district prosecutor’s office lifted the prohibition and discontinued the criminal proceedings against the applicant. The period of criminal proceedings lasted approximately twelve years and the ban to leave the country – approximately ten years.

Individual measures

a) The compensation was duly transferred to the applicants’ account on 1 June 2011.

b) No additional individual measures were taken following the Court’s judgment since the ban to leave the country has been lifted and the criminal proceedings have ended. Thus, the applicant is no longer suffering consequences of the violation.

General measures

a) Publication and dissemination of the judgment. The translation of the judgment in Bulgarian will be available soon on the Ministry of Justice website at

http://www.justice.government.bg/new/Pages/Verdicts/Default.aspx .

A summary of the judgment in Bulgarian was published on the National Institute of Justice website3 in the monthly Bulletin of Court Practice in Human Rights, issue 5 from February 2011, page 26.

b) Excessive length of proceedings and lack of effective remedies in this respect.

With regard to these violations the present judgment relates to issues examined in the Kitov group of cases as well as in the pilot judgments under the cases of Dimitrov and Hamanov. The respective general measures are included in the action plan for legislative amendments as well as in the interim reports for the abovementioned groups.

c) Amendments in legislation in view of the prohibition to leave the country

In this case with regard to the violation of Article 2 § 2 of Protocol No 4 the Court established that “the authorities are not entitled to maintain restrictions on an individual's freedom of movement over lengthy periods without periodic reassessments of their justification”. That is why the new Criminal Procedure Code in force from 29.04.2006 provides for right for the accused, respectively the defendant to contest the prohibition to leave the country at any time during the criminal proceedings.

Under Art.684 of the Criminal Procedure Code the prosecutor may prohibit the accused to leave the state only in case he/she is charged with a serious intentional criminal offence (punishable by more than five years of imprisonment). The application of this measure is not automatic but depends on the circumstances of the relevant case. During the past several years the prohibition to travel abroad is imposed relatively seldom.

The accused may request temporary lifting of the measure at any time during the pre-trial phase and the prosecutor is obliged to respond to such request within three days from its submission. The refusal is subject to immediate appeal in front of the respective first-instance court. At the trial stage the temporary lifting of the ban may be requested in front of the trial court.

Furthermore, under paragraphs 4 and 5 of Art.68 the accused is entitled to apply for a full revocation of the prohibition before the respective court at any time during both pre-trial and court proceedings. The court is entitled to revoke the prohibition, provided that there is no risk that the accused, respectively the defendant will flee abroad. Well-established court practice exists with this regard where the courts examine thoroughly all circumstances related to the particular case5.

d) Compensatory remedy

The national legislation provides an effective compensatory domestic remedy under Art.2 of the 1988 State and Municipalities Responsibility for Damages Act with regard to unlawful prohibition to leave the country. The respective courts have already heard such complaints and awarded respective compensation (see Decision of the Plovdiv Appellate Court from 06.12.2010 under civil case № 916/2010).

The Government of the Republic of Bulgaria believes that the measures taken have fulfilled the requirements that arise from the Court’s judgment and that as a result similar violations will be prevented in the future. In view of the above the Government is of the opinion that the Committee of Ministers may consider to close the supervision of the execution of the present case.

Sofia, 16 November 2012

Enclosed: Sofia District Court Ruling under a.p.c.c № 707/2008, Sofia District Court Ruling under p.c.c. № 888/2007, Decision of the Plovdiv Appellate Court from 6.12.2010 under c.c. № 916/2010 in Bulgarian

Résolution CM/ResDH(2013)36

Kapor contre Bosnie-Herzégovine

Exécution de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n°53349/07, décision du 10/05/2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans cette affaire la Cour, ayant pris acte d’un règlement amiable auquel avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et la partie requérante, et s’étant assurée que le règlement était basé sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer l’affaire du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes du règlement amiable par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)47

15 affaires contre Croatie

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

VAHTARIC (III), requête n° 25945/10

12/06/2012

GLUHAK, requête n° 35708/10

12/06/2012

CULIC, requête n° 43780/10

12/06/2012

BECIROVIC, requête n° 45370/10

12/06/2012

TOMAS (II), requête n° 45431/10

12/06/2012

BUKOVAC, requête n° 55181/10

03/07/2012

SARIC, requête n° 55855/10

12/06/2012

KESONJA, requête n° 61458/10

03/07/2012

SMAILAGIC, requête n° 70405/10

12/06/2012

GRACANIN, requête n° 70413/10

03/07/2012

GALOVIC, requête n° 70488/10

12/06/2012

MAJSKI (VI), requête n° 14895/11

12/06/2012

MATUSAN (VII), requête n° 18113/11

12/06/2012

MATUSAN (VIII), requête n° 18175/11

12/06/2012

MIOC, requête n° 38570/11

12/06/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)58

Tupa contre République tchèque

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 39822/07, arrêt du 26 mai 2011, définitif le 26 août 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)392F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)392F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

      Bilan d’action du Gouvernement de la République tchèque

      relatif à l’exécution de l’arrêt de la Cour

      en l’affaire n° 39822/07 – Ťupa c. République tchèque

    Dans son arrêt du 26 mai 2011, la Cour a constaté la violation du droit du requérant à la liberté et à la sûreté, concrètement de l’article 5 § 1 lettre e) de la Convention du fait que les tribunaux internes ont manqué à leur obligation d’examiner de manière approfondie la détention du requérant dans un hôpital psychiatrique. L’arrêt est devenu définitif le 26 août 2011 en vertu de l’article 44 § 2 lettre b) de la Convention. Le présent rapport a pour objet d’informer le Comité des ministres des mesures individuelles et générales d’exécution de l’arrêt.*

I. MESURES INDIVIDUELLES

    Étant donné que le requérant n’est plus privé de sa liberté et que la Cour lui a accordé une compensation du préjudice moral subi, aucune mesure à caractère individuel ne semble s’imposer.

II. MESURES GÉNÉRALES

    Le présent arrêt, dans lequel la Cour a identifié un certain nombre de manquements dans le procédé des tribunaux lors de l’examen de la légalité du placement involontaire du requérant dans un hôpital, est pour l’instant le seul arrêt de la Cour concernant la République tchèque relatif au processus décisionnel des tribunaux internes dans le domaine de la privation de liberté dans des établissements de santé. Il ne découle pas du raisonnement de la Cour dans le présent arrêt que la violation constatée relèverait d’un problème à caractère général ; il s’agit plutôt d’un cas individuel de négligence de la part des tribunaux internes.

    Le Gouvernement, conscient de l’importance du droit à la liberté et à la sûreté, a, en sus de la publication habituelle de la traduction de l’arrêt sur le web du Ministère de la Justice, envoyé, le 22 juillet 2011, la traduction de l’arrêt, accompagné de son résumé, à tous les tribunaux, y compris la Cour suprême et la Cour constitutionnelle, ainsi qu’au Parquet suprême, en soulignant la nécessité de soumettre toute privation de liberté dans un hôpital psychiatrique à un examen judiciaire détaillé, soigné et approfondi quant à sa légalité, proportionnalité et subsidiarité.

    Vu ce qui précède, le Gouvernement estime que d’autres mesures à caractère général pour exécuter l’arrêt de la Cour en cette affaire ne sont pas indispensables.

III. CONCLUSION

    Eu égard aux informations susmentionnées le Gouvernement est d’avis que la République tchèque s’est acquittée de toutes les obligations en vue d’exécuter l’arrêt de la Cour en l’affaire Ťupa c. République tchèque.

      Fait à Prague, le 5 mars 2012.

                      Vít A. S c h o r m

                      Agent du Gouvernement tchèque

                      (signature électronique)


    * Le paiement de la satisfaction équitable fait l’objet d’un document séparé.

Résolution CM/ResDH(2013)69

6 affaires contre Danemark

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

A.M.A, requête n° 34032/11

22/05/2012

A.M.O., requête n° 34036/11

22/05/2012

B.A.S., requête n° 32936/10

22/05/2012

F.A.X., requête n° 34718/10

22/05/2012

S.S., requête n° 34022/11

22/05/2012

Haidari et autres10, requête n° 18483/11

12/06/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)711

S. contre Estonie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 17779/08, arrêt du 4 octobre 2011, définitif le 4 janvier 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)22E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)22E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT

S. v. Estonia

Application No. 17779/08, Judgment of 4 October 2011

1) Case description:

The case concerned the involuntary internment of the applicant in a psychiatric hospital. The Court noted that Ms S. had been suffering from a mental illness for several years before her hospitalisation in November 2006. Her treatment as an outpatient had been ineffective and she had become violent towards her partner. The relevant Estonian law, the Mental Health Act, was sufficiently clear as to the situations in which compulsory admission for inpatient treatment could be ordered. Ms S.’s case had come within those situations. As regards her actual internment, the Court noted that she had not been heard by the court before it authorised her compulsory admission. While that fact alone had not been at odds with domestic law, according to the Code of Civil Procedure, she should have been heard promptly once her confinement had been ordered. However, the court had heard Ms S. only 15 days after it decided to authorise her hospital admission, which – the Estonian Supreme Court had recognised – had been too long and in violation of domestic law. The Court reached the same conclusion. In noted that those 15 days had represented a significant portion of the overall period during which Ms S. had been hospitalised. There had not been any consequences favourable to her, nor any redress, despite the Supreme Court’s conclusion of a violation. The Court held that there had, therefore, been a violation of Article 5 § 1 (right to liberty and security of person).

2) Individual measures:

No additional individual measures apart from payment of just satisfaction are needed (EUR 5,000 for non-pecuniary damage and EUR 2,118.60 for costs and expenses were paid on 20/02/2012). As can be seen from the judgment the Estonian Supreme Court admitted procedural deficiencies only did not draw any conclusions from that assessment and afforded the applicant no redress. As the Court afforded respective redress in the form of non-pecuniary damage in amount of 5000 euros, the consequences of the violation for the applicant are remedied (see also para. 3 below; in any other respect the domestic decisions regarding the applicant were justified; it should also be noted that the applicant was discharged from the psychiatric hospital in September 2007).

3) General measures:

The judgment of the Court was translated into Estonian and published on the web-site of the Ministry of Foreign Affairs (http://www.vm.ee/?q=taxonomy/term/229 ) and widely disseminated, including to the authorities directly concerned.

No other general measures were necessary to take as the specific violation was of an isolated nature for the following reasons.

The Court in its judgment did not find any deficiencies in the Estonian legal regulation. The Court also noted that it had no reason to doubt the accuracy of the medical opinion and is satisfied that the applicant was shown to have been a “person of unsound mind” whose mental disorder warranted compulsory admission. It also noted that the assessment of the applicant’s medical condition and her dangerousness were later confirmed by the forensic psychiatric opinion and other evidence gathered in the course of the criminal proceedings. The Court only found that in the applicant’s case the applicant was not detained in accordance with a procedure prescribed by law – it noted that although the Supreme Court found that the 15-day delay that elapsed before the County Court heard the applicant constituted a “violation of the norms of procedure”, it drew no further conclusions from that assessment and afforded the applicant no redress. The Court found that the delay was a violation of the Convention.

Thus, applying the valid legal regulation properly further violations should be avoided.

4) Payment of just satisfaction:

Estonia has submitted relevant information on just satisfaction payment in March 2012.

5) Conclusions of the respondent State:

Estonia has paid the applicant the just satisfaction provided in the judgment in due time; no additional measures were to be taken as the case was an isolated one. Estonia finds that the judgment is implemented properly and fully and asks to close the examination of the case.

Résolution CM/ResDH(2013)812

Andreyev contre Estonie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 48132/07, arrêt du 22 novembre 2011, définitif le 22 février 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)21E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour] (voir document DH-DD(2013)21E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT, Andreyev. v. Estonia

Application No. 48132/07, Judgment of 22 November 2011

1) Case description:

The applicant, a Russian national, was deprived of his right to appeal in the criminal proceedings directed against him as his legal-aid lawyer had failed to lodge an appeal within the applicable time-limit and no subsequent measures adequately remedied the situation (violation of Article 6 § 1 - access to court).

2) Individual measures:

The just satisfaction awarded by the Court for non-pecuniary damage (EUR 1,000) was paid on 30/03/2012.

Additional individual measures apart from payment of just satisfaction are following.

Re-opening of the applicant’s criminal proceedings

Following the Court judgment of 22 November 2011 the applicant submitted an application to re-open his criminal case (i.e Viru County Court judgment of 3 November 2006 and Viru Appeal Court judgment of 5 March 2007) to the Estonian Supreme Court.

On 9 May 2012 the Supreme Court in review proceedings No. 3-1-2-2-12 decided to grant the application to re-open the above-mentioned criminal case. The Supreme Court in its judgment referred expressly to the Strasbourg Court judgment in the applicant’s case No. 48132/07 when it found under § 366(7) of the Estonian Code of Criminal Procedure that the application for re-opening was justified.

The Supreme Court noted that the violation found by the Strasbourg Court had been related to the fact that the applicant’s advocate had not submitted the appeal in cassation within due time and that the applicant had therefore lost his right to have his case reviewed by the Supreme Court. The Supreme Court decided that such a violation can be remedied by granting the applicant’s advocate access to the Supreme Court. The Supreme Court decided that it does not have to refer the case back to lower instance courts but it can annul the Supreme Court’s ruling of 9 May 2007 No. 3-7-1-1-135 by which the advocate’s cassation had been disregarded and returned due to the expiry of the term for cassation. The Supreme Court also decided to adjudicate the respective appeals in cassation - both the appeal in cassation submitted in 2007 and the new appeal in cassation submitted in 2012 – itself and initiated respective pre-trial proceedings in the Supreme Court.

The Supreme Court in its 9 May 2012 judgment also referred to the Viru County Court ruling of 21 February 2012 in which it had already been decided that only the operative part of the Viru County Court judgment of 3 November 2006 - that foresees imprisonment and not the expulsion as an additional punishment, shall be taken into account when implementing the judgment. The Supreme Court expressly confirmed in its 9 May 2012 judgment that the applicant’s expulsion based on the criminal court judgment of 3 November 2006 is out of the question.

On 27 July 2012 the Supreme Court decided not to proceed with the above mentioned 2007 and 2012 cassations in the applicant’s criminal case. As the Viru County Court had already decided and the Supreme Court had confirmed that the applicant cannot be expelled upon the criminal court judgment (as the additional punishment had been annulled), the Supreme Court did not find any other grounds which would justify the adjudication of the appeals in cassation.

3) General measures:

· Legislative basis and amendments:

According to § 350 (2)1 of the Criminal Procedure Code (CPC) the Supreme Court shall prepare a ruling on refusal to hear an appeal in cassation and return the appeal to the appellant in cassation if the appeal in cassation was filed after the expiry of the term for appeal in cassation provided for in § 345 of this Code and the appellant in cassation has not requested restoration of the term or the Supreme Court has refused to restore the term. According to § 172(2)1 of the CPC absence which is not related to absconding from the criminal proceeding is a good reason (i.e valid grounds) for allowing a term for appeal to expire. According to § 172(2)2 of the CPC the investigative body, Prosecutor's Office or court are authorised to decide whether any other circumstances existed that were good reasons for allowing a term for appeal to expire.

§ 267 of the CPC regulates the measures applicable to persons who violate order in a court hearing. According to new sub-clauses (41)-(42) which entered into force on 1 September 2011, the court may remove an advocate from the court room if the advocate is not able to represent the client properly or has showed himself/herself as dishonest, incompetent or irresponsible; as well as when he/she has vexatiously hindered the correct and speedy adjudication or has repeatedly not complied with the court’s orders.

§ 20(31) of the State Legal Aid Act, in force from 1 January 2010, also foresees that a court shall, at the request of a recipient of legal aid or on its own motion, remove an advocate from the provision of state legal aid by a ruling if the advocate has demonstrated incompetence or negligence. In advance, the court may request a submission of explanations from the recipient of state legal aid and the advocate. The court shall forward the ruling concerning the removal of the advocate from the provision of state legal aid to the Bar Association for the commencement of proceedings of its court of honour and, if necessary, for the appointment of a new provider of state legal aid.
The purpose of the new provisions is to guarantee that a person is not represented by an advocate who does not fulfil his/her tasks. Cases where a cassation is not submitted because of the wrongful failure of an advocate should thus be avoided or at least minimised. In any case courts can always take into account the wrongful failure when deciding on the restoration of the term of cassation which is evident from the case-law referred to below.

· Case-law developments:

The Supreme Court judgment of 9 May 2012 in the applicant’s review proceedings No. 3-1-2-2-12 shows clearly that domestic courts take into account the fact that the applicant’s advocate had not submitted the appeal in cassation within due time and that the applicant had therefore lost his right to have his case reviewed by the Supreme Court. These circumstances were clearly taken as a basis to renew the term for appeal in cassation and for review the cassations in question.

The Supreme Court in its judgment of 16 May 2011 in civil case No. 3-2-1-40-11 has explained that the assessment of “the good reason” is a discretionary decision as procedural codes do not foresee an exhaustive list of reasons. “The good reason” shall be objective and it shall proceed from an event that the applicant himself/herself cannot influence. Although the Supreme Court in the 16 May 2011 judgment did not accept the explanations that the applicant’s advocate’s failure to submit an appeal in due time was “a good reason” for restoring the term of the appeal, it nevertheless acknowledged that errors in computer systems, incl. law office’s computer systems might be grounds for restoration of the term.

The above-mentioned judgments are relevant as they prove that courts have the discretion to assess different reasonings and are authorised to take into account various reasons for the restoration of a term for appeal in cassation. It also shows that not only “good reasons” of the applicant but also those of his/her legal counsel can be taken into account.

· Publication and dissemination:

The judgment of the Court was translated into Estonian and published on the web-site of the Ministry of Foreign Affairs (http://www.vm.ee/?q=taxonomy/term/229 ) and widely disseminated, including to the authorities directly concerned.

4) Conclusions of the respondent State:

Estonia has paid the applicant the just satisfaction provided in the judgment in due time. The applicant had and he used the right to request the re-opening of his criminal proceedings, which the Supreme Court granted. In the course of the re-opened criminal proceedings the Supreme Court established that the additional punishment to expel the applicant is invalid; thus the applicant does not face expulsion. The conviction itself and the respective imprisonment stayed in force.

Concerning the general measures the Government stress that all procedural codes give the domestic courts discretion to assess and decide case-by-case whether there exists “a good reason” to restore the term for cassation. It has also been acknowledged that the wrongful failure by an advocate could be one of the good reasons to restore respective term. Existing legislation which does not give an exhaustive list of “good reasons” gives to all courts, including to the Supreme Court, sufficient flexibility and possibilities to restore a (cassation) term if justified.

In addition, new legislative provisions are in force from 1 January 2010 and 1 September 2011 that foresee the possibility to remove an incompetent advocate from the court already at early stages of the proceedings. This should minimise the risk that negligent advocates represent clients in the Supreme Court proceedings.

Estonia finds that the judgment is implemented properly and fully and asks to close the examination of the case.

Résolution CM/ResDH(2013)913

Kochetkov contre Estonie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 41653/05, arrêt du 2 juillet 2009, définitif le 2 octobre 2009)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)23E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour] (voir document DH-DD(2013)23E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT

Kochetkov. v. Estonia

Application No. 41653/05, Judgment of 2 July 2009

1) Case description:

Degrading treatment of the applicant, a Russian national, as a result of the poor material conditions of his pre-trial detention for two weeks in 2005 at Narva Arrest House (in particular overcrowding, inadequate ventilation, impoverished regime and poor hygiene conditions) and lack of an effective remedy in this respect because of the restrictive approach by the domestic courts (also in 2005), applying a requirement that compensation was only available where someone was found to have been at fault for degrading the person concerned (violation of Article 3 and of Article 13).

2) Individual measures:

The applicant is no longer in pre-trial detention (§§ 5 and 6). No other individual measure is necessary (the just satisfaction granted by the Court for non-pecuniary damage (EUR 1,000) was paid on 12/11/2009).

3) General measures:

3.1 As to the general measures in respect of Article 3: measures taken in the remand centres and in particular at the Narva Arrest House

The number of concrete steps has been taken by the police to improve the physical conditions of custodial institutions, including at the Narva Arrest House. But first it must be stressed that in 2008 the custodial institution for 150 detainees was built in the eastern region of Estonia – Ida-Viru county, Jõhvi city. Jõhvi Arrest House and Narva Arrest House are both located in the east of the administrative area. The new custodial institution has significantly reduced occupancy at Narva Arrest House – detainees are mainly staying at Narva Arrest House only during the proceedings, thus they are detained there only for short-term. As of the beginning of 2011 the maximum amount of persons at Narva Arrest House was reduced to 20 persons; compared to the fact that there is space for 70. The average occupancy rate of Narva Arrest House has been 75% in 2012 and 77% in 2011, meaning that there are never more than 15 detainees at Narva Arrest House simultaneously, which excludes a possibility of overcrowding.

Concerning the question about the improvement of conditions at Narva Arrest House, the Government is informed that in 2011 the reparations of ventilation systems as well as maintenance work have been done. As to the needs of investigation bodies and courts located in the city of Narva, the Narva Arrest House continues to be necessary; the construction of a new Narva Arrest House has been taken into construction plan according to which the new custodial institution in Narva should be completed in 2013.

The Government note that the basic principle in improving the material conditions of custodial institutions is that custodial cells are mainly built into new buildings. The new custodial institutions can be built so that supervision and hygienic conditions of inmates are ensured in the best way; and that the best management for the preparation of the necessary medical facilities and catering service will be provided. In general, all conditions should be of similar levels in all custodial institutions. Thus, to improve detention conditions, construction of new buildings is preferred to the renovation of old ones. Only arrest houses that cannot be replaced in the near future because of the limited resources are foreseen in the renovation program. At the moment detainees are placed in such places for the shortest possible time, and after the procedural act is performed they will be placed either in prison or detained in another closest (new) detention institution.

In addition it must be noted that the improvement of the welfare of detainees is guaranteed by an opportunity to regularly have fresh air. Washing-conditions are guaranteed. Dining takes place in all custodial institutions three times a day according to the general food service standards. Medical service for detainees is guaranteed in all custodial institutions. In larger institutions medical stuff are contractual or permanent, in smaller centres medical service is provided in cooperation with the emergency medical service providers.

The Government also refer to the improvements in other custodial institutions in Estonia:

In 2009 16 new cells were built into the new police building in Tallinn Kolde street. Additionally, the design process has begun for the new 150-place detention centre being built on the territory of the future Tallinn prison.

In addition, the following activities are foreseen in the construction and renovation plan:

1) Construction of a new custodial institution in Kuressaare will be completed at the end of 2012;

2) Preparation of the detailed plan of the new detention center in Pärnu. Arrest house is planned to put in use in 2016;

3) Construction of a new custodial institution in Jõgeva will be completed in mid 2012;

4) Mapping construction opportunities for a new custodial institution in Haapsalu;

5) Renovation of Valga Arrest House in 2013;

6) Renovation of Võru Arrest House in 2013.

3.2 As to the general measures in respect of Article 13: case-law examples of the domestic courts awarding compensation not only where someone was found to have been at fault for degrading a person concerned.

The Government confirm that there is extensive case-law of domestic courts on awarding the non-pecuniary damage regarding complaints against imprisonment conditions by detainees. Government officials’ fault has not been a decisive factor in adjudicating these complaints; the decisive factor has been the existence of degrading conditions (or treatment). Below some case-law examples are briefly cited.

* Case-law examples regarding detention conditions in prison:

On 31 March 2010 in administrative case No. 3-07-2247 the Tallinn Court of Appeal awarded the applicant 5000 Estonian kroons for non-pecuniary damage. The applicant was forced to stay in the overcrowded cells of the 8th Murru Prison living quarter, where in addition people were smoking. The court was of the opinion that keeping detainees in crowded chambers is unlawful and may lower the dignity of a detainee and cause him suffering. Taking into account of the passive smoking in concurrence with overpopulation of the cell and scanty options to compensate for these conditions with longer than the minimal hour-long outdoor-time, the court found that the cumulative effect of the length of the disputed period and detention conditions had caused the applicant distress and difficulties in such graveness which exceeded the inevitable level of suffering in detention.

On 30 September 2010 in administrative case No. 3-09-1877 the Tallinn Court of Appeal awarded the applicant 4000 Estonian kroons for non-pecuniary damage. The grounds for the claim were lack of ventilation in the cell, dust, unacceptable level of iron content in water associated with an unpleasant taste and water turbidity, yellowish colour and brown sediment.

On 27 May 2011 in administrative case No. 3-09-1569 Tartu Court of Appeal awarded the applicant 1850 Estonian kroons (118,24 euros) for non-pecuniary damage. The ground for the claim was that during certain periods of time the prison refused to give the applicant (a detainee) new clothes or to wash already issued ones. In the opinion of an appeal court a situation where a detainee has to wear the same clothes 5 weeks in a row as a result of the prison’s act or omission, can be seen as treatment against the detainee's human dignity.

On 25 May 2011 in administrative case No. 3-10-3088 the Tartu Administrative Court considered it to be reasonable to award the applicant 159,78 euros (2500 Estonian kroons) for non-pecuniary damage for deterioration of his health. The court took into account the time the applicant spent in the chamber with a broken window, diagnosed diseases, as well as the fact that the applicant did not have any permanent or long-term deterioration of his health.

On 8 March 2011 in administrative case No 3-10-1013 the Tartu Court of Appeal awarded the applicant 250 Estonian kroons (16 euros) for non-pecuniary damage. The detainee had been placed in a punishment cell for 5-days. The damage was awarded for his inability to use a personal kettle due to lack of electric coupler socket; the monetary compensation was justified taken into account that the applicant was ill at the time of his placement in a punishment cell and consuming hot water would have been necessary.

* Case-law examples regarding conditions that lead to degradation of human dignity in an arrest house:

On 31 March 2010 in administrative case No 3-09-1922 the Tartu Administrative Court ordered the Western Prefecture to pay the applicant 3000 Estonian kroons for non-pecuniary damage for degrading conditions in Kuressaare Arrest House.

On 21 April 2010 the Supreme Court in administrative case No. 3-3-1-14-10 gave the instructions to lower instance courts regarding the awarding of non-pecuniary damage for degrading conditions in Rakvere Arrest House. Given the conditions of the arrest house and the fact that the applicant was not allowed to take walks for a sufficiently long period of time, by the final Tartu Court of Appeal decision of 16 February 2012 in case No 3-09-584 the applicant was awarded 300 euros for non-pecuniary damage.

On 28 June 2010 in administrative case No. 3-10-610 the Tartu Administrative Court awarded the applicant 6900 Estonian kroons for non-pecuniary damage. The ground for damage was the fact that the applicant had been staying at the chamber in the Tartu Arrest House in the department of maintenance of law and order under inhuman conditions. The court decided that a reasonable compensation was 50 euros per day (thus, as the applicant had been staying in the chamber for 138 days, an amount of compensation for non-pecuniary damage was 6900 Estonian kroons).

3.3 Information on progress with the legislative amendments of the State Liability Act

The new draft State Liability Act 7 SE II-1
(http://www.riigikogu.ee/?page=eelnou&op=ems&emshelp=true&eid=1328835&u=20120320101308) is currently in the proceedings of Parliament (Riigikogu). As this is a completely new act that is designed to amend the overall regulation on state liability, the proceedings have taken some time. On 7 November 2011 the first draft that had already passed through the first reading in Parliament in June 2011 was re-assigned to the Committee of Parliament. Assigning a draft to a Committee means further amendment of the draft before new deliberations in Parliament take place.

The Government confirm that experts from Ministry of Justice, the Supreme Court, State Prosecutor’s Office, Bar Association, Legal Chancellor, representatives of the Estonian Judges’ Association and universities have been involved in amending the draft law. The involvement of the experts of the Supreme Court is extremely important because the Supreme Court made four judgments in 2011 regarding the unconstitutionality or lack of certain regulation in the State Liability Act, which should be taken into account when drafting the new act. Those judgments are one of the main reasons why the draft needed further amendments.

The Government would still refer to § 10(2) of the existing draft State Liability Act which foresees the following new provision: “the fault (culpability) is not taken into account if the right to life or prohibition of torture are violated”. The fact that the prohibition of torture has the same meaning as Article 3 of the Convention will be noted in the explanatory report of the draft act.

The Government cannot give concrete deadlines when the new act will be adopted by Parliament, but the Government can confirm, as can be seen from the examples given under para. 3.2, regardless of when the State Liability Act will be amended, the Estonian courts interpret also the currently valid version of the State Liability Act in accordance with the principles of the Convention and the Court’s case-law.

3.4 Publication and dissemination

The judgment of the Court was translated into Estonian and published on the web-site of the Ministry of Foreign Affairs (http://www.vm.ee/?q=taxonomy/term/229) and widely disseminated, including to the authorities directly concerned (in particular to the Ministry of the Interior, the Ministry of Justice and the Supreme Court).

4) Conclusions of the respondent State:

Estonia has paid the applicant the just satisfaction provided in the judgment in due time. Concerning general measures, the fact that the ventilation at Narva Arrest House has been improved, that it is used only for short-time purposes and that new arrest house in close vicinity – in Jõhvi - has been completed and new custodial institution in Narva will be completed in 2013 as well as the fact that extensive case-law on awarding non-pecuniary damages for degrading conditions in detention centres exist, Estonia finds that the judgment is implemented properly and fully and asks to close the examination of the case.

Résolution CM/ResDH(2013)1014

Leas contre Estonie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 59577/08, arrêt du 6 mars 2012, définitif le 6 juin 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)24E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)24E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT

Leas v. Estonia

Application No. 59577/08, Judgment of 6 March 2012

1) Case description:

The case concerned the applicant’s complaint that the criminal proceedings No. 1-06-5729 directed against him in 2005-2008 had been unfair as he had not been given access to a covert surveillance file on him which had led to the charges being brought against him and, subsequently, to his conviction. The Court did not consider that the procedure employed to determine the issue of disclosure of evidence complied with the requirements to provide adversarial proceedings and equality of arms or incorporated adequate safeguards to protect the interests of the accused (violation of Article 6 § 1).

2) Individual measures:

Apart from payment of just satisfaction (EUR 5,200 for non-pecuniary damage and EUR 3,000 for costs and expenses, paid on 2 July 2012), on 19 November 2012 the Estonian Supreme Court has granted Johannes Leas’ request to review (re-examine) the criminal proceedings No. 1-06-5729 that had been directed against him.

The grounds for the initiation of the review proceedings were related to the fact that the European Court of Human Rights satisfied Johannes Leas’ (hereinafter the “applicant”) individual application on 5 March 2012 and found a violation of Article 6 § 1 of the European Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms. Granting the request to review a case means according to § 366 (1) sub-clause 7 of the Code of Criminal Procedure that the Supreme Court found that the violation established by the Strasbourg Court may have affected the resolution of the criminal matter and it could not be eliminated or damage caused thereby could not be compensated in a manner other than by review of the criminal case.

In the course of the review proceedings the Supreme Court will decide on the resumption of the proceedings in the applicant’s criminal matter No. 1-06-5729. According to § 373 of the Code of Criminal Procedure if a request for review is justified, the Supreme Court annuls the contested court decision by a judgment and sends the criminal matter for a new hearing by the court which made the annulled decision or to the Public Prosecutor’s Office for a new pre-trial proceeding to be conducted. If there is no need to ascertain new facts in the criminal matter subject to review, the Supreme Court itself may make a new judgment after the review of the criminal matter (without aggravating the situation of the convicted offender). The Supreme Court will make its decision within the following months.

3) General measures:

As the applicant’s case would appear to be sui generis and unlikely there are similar cases, there is, in the view of the Government, no need for specific legislative or regulatory action. Should, nevertheless, such a case arise reference to the Court judgment which is now part of Estonian law would be sufficient guidance for the judicial and administrative authorities.

For the purposes of publication and dissemination, the judgment of the Court was translated into Estonian and published on the web-site of the Ministry of Foreign Affairs (http://www.vm.ee/?q=taxonomy/term/229) and widely disseminated, including to the authorities directly concerned.

4) Conclusions of the respondent State:

Estonia has paid the applicant the just satisfaction provided in the judgment in due time.

The applicant had and he used the right to request the review of his criminal proceedings, which request the Supreme Court has granted. As the request for review was granted on 19 November 2012 the outcome of the Supreme Court review proceedings is not yet known. But the fact itself that the review proceedings have been initiated proves that the applicant had an effective and accessible individual measure which is in accordance with the Committee of Ministers Recommendation No (2000)2 on the re-examination or reopening of certain cases at domestic level following judgments of the European Court of Human Rights.

Estonia finds that the judgment is implemented properly and fully and asks to close the examination of the case.

Résolution CM/ResDH(2013)1115

Y.P. et L.P. contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 32476/06, arrêt du 2 septembre 2010, définitif le 21 février 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)638F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans la présente affaire (voir document DH-DD(2012)638F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Y.P. L.P. contre France (32476/06)

Arrêt du 2 septembre 2010 devenu définitif le 21 février 2011

Bilan d’action

Cette affaire concerne le risque pour les requérants, ressortissant biélorusses, d'être soumis à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention s'ils étaient éloignés, "à l'heure actuelle", à destination de la Biélorussie.

    I. Mesures de caractère individuel

    1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour n'a alloué aucune satisfaction équitable aux requérants.

2. Les autres mesures éventuelles

Suite à l’arrêt de la Cour, et la demande des requérants en date du 23 janvier 2012 visant à obtenir la régularisation de leur situation, l’administration leur a délivré dès le 6 février 2012 un récépissé de demande de titre de séjour « vie privée et familiale ». A la date d’échéance du récépissé, M. et Mme YP LP recevront une carte de séjour renouvelable d’un an portant la mention « vie privée et familiale ».

La délivrance de ce récépissé a eu pour effet d'abroger les mesures de reconduite vers la Biélorussie dont ils avaient fait l'objet.

    II. Mesures de caractère général

L’arrêt a été publié sur le site internet de la Cour de cassation (septembre 2010, n° 33). Il a également été diffusé sur le site intranet de la juridiction administrative à l’attention des magistrats et du personnel du greffe (septembre 2010). Il est par ailleurs disponible par l’intermédiaire de la base de données grand public « Légifrance ».

L’exécution de cet arrêt n’appelle pas d’autres mesures générales.

Le Gouvernement considère par conséquent que l’arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)1216

H.R. contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 64780/09, arrêt du 22 septembre 2011, définitif le 22 décembre 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)633F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)633F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

H.R. contre France (64780/09)

Arrêt du 22 septembre 2011 devenu définitif le 22 décembre 2011

Bilan d'action

    Cette affaire concerne le risque pour le requérant, ressortissant algérien condamné par les juridictions algériennes pour des faits liés au terrorisme, d'être soumis à des traitements contraires à l'article 3 de la Convention s'il était éloigné à destination de l’Algérie.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour a alloué au requérant une satisfaction équitable de 1 500 euros au titre des frais et dépens. Cette somme lui a été versée le 13 mars 2012.

2. Les autres mesures éventuelles

Le requérant bénéficie depuis le 4 janvier 2012 d’une autorisation provisoire de séjour renouvelable. Cette autorisation a eu pour effet d’abroger les arrêtés préfectoraux en cause ordonnant la reconduite de l’intéressé vers l’Algérie. Elle empêche toute mesure d’éloignement à l’encontre de ce dernier.

II. Mesures de caractère général

L’arrêt a été diffusé sur le site intranet de la juridiction administrative à l’attention des magistrats et du personnel du greffe (septembre 2011). Il est également disponible par l’intermédiaire de la base de données grand public « Légifrance ».

L’exécution de cet arrêt n’appelle pas d’autres mesures générales.

Le Gouvernement considère par conséquent que cet arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)1317

Chesne contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 29808/06, arrêt du 22 avril 2010, définitif le 22 juillet 2010)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)953F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)953F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

CHESNE contre France (n°29808/06)

Arrêt du 22 avril 2010, définitif le 22 juillet 2010

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une atteinte au droit à un procès équitable (article 6§1 de la convention), dans le cadre d’une procédure pénale contre le requérant, en raison de la présence au sein la formation de jugement de la Cour d’appel d’Orléans du 7 décembre 2004 de deux magistrats dont le requérant remettait en cause l’impartialité. Le requérant, condamné à 10 ans d’emprisonnement à l’issue de la procédure litigieuse, invoquait le fait que le premier magistrat avait participé au jugement du 17 avril 2003, par lequel le requérant s’était vu confirmer son placement en détention. Le second magistrat avait, quant à lui, participé au jugement du 31 juillet 2003, qui avait conduit à la prolongation de la détention provisoire de la compagne du requérant.

Si, dans son arrêt, la Cour n’a relevé aucun élément susceptible de remettre en cause l’impartialité subjective des magistrats concernés, elle a estimé que la motivation retenue dans les deux arrêts du 17 avril 2003 et du 31 juillet 2003 ne se contentait pas de décrire un état de suspicion, mais se prononçait sur l’existence d’éléments de culpabilité à la charge du requérant, ce qui était de nature à jeter le doute sur l’impartialité objective des deux magistrats. En conséquence, la Cour a jugé qu’il y a eu violation de l’article 6§1 de la convention.

I. Paiements des satisfactions équitables et mesures individuelles

a) Satisfactions équitables

La somme due au titre de la satisfaction équitable, 1 500 € au titre des frais et dépens, a été versée au requérant le 22 juillet 2010, soit dans le délai imparti au gouvernement.

b) Autres mesures individuelles

Dans cet arrêt la Cour a estimé "le dommage moral suffisamment réparé par le constat de violation de l’article 6§1 auquel elle parvient" et constaté "que le requérant ne démontr(ait) pas avoir subi un préjudice matériel en lien avec la violation constatée ».

Le requérant a eu la possibilité de demander le réexamen de son affaire suite à l’arrêt de la Cour européenne, en vertu des articles L 626-1 et suivants du Code de procédure pénale.

En conséquence, du point de vue du Gouvernement, aucune autre mesure individuelle n’est nécessaire à l’exécution de l’arrêt.

II. Mesures générales

      a) Sur la diffusion

L’arrêt a été publié sur le site internet de la Cour de Cassation dans la rubrique de l’Observatoire du droit européen.

      b) Autres mesures générales

La Cour, dans son arrêt, réfute l’argumentaire du requérant qui contestait au nom du droit à un procès équitable la possibilité pour un juge, qui a eu à connaitre de la détention provisoire, de participer au jugement au fond. Elle rappelle en effet le principe selon lequel « le simple fait qu’un juge ait déjà pris des décisions avant le procès, notamment au sujet de la détention provisoire, ne peut justifier en soi des appréhensions quant à son impartialité (Hauschildt c. Danemark, arrêt du 24 mai 1989 ; Sainte- Marie c. France, 7 décembre 1992). La question portant sur le maintien d’un placement en détention provisoire ne se confond pas avec la question portant sur la culpabilité de l’intéressé ; on ne saurait ainsi assimiler des soupçons à un constat formel de culpabilité. Toutefois, des circonstances particulières peuvent, dans une affaire donnée, mener à une conclusion différente ».

En l’occurrence, la Cour a estimé que c’était bien la motivation retenue en espèce dans les décisions du 17 avril 2003 et du 31 juillet 2003 qui était de nature à faire douter de l’impartialité objective des deux magistrats et qui a conduit au constat de violation de la Convention : « En l’espèce, la Cour estime que la motivation retenue par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’Orléans, dans les deux arrêts précités des 17 avril et 31 juillet 2003, constitue davantage une idée préconçue de la culpabilité du requérant que la simple description d’un « état de suspicion », au sens de la jurisprudence de la Cour. » « En adoptant une telle motivation, la chambre de l’instruction ne s’est pas limitée à une appréciation sommaire des faits reprochés pour justifier la pertinence d’un maintien en détention provisoire, mais s’est au contraire prononcé sur l’existence d’éléments de culpabilité à la charge du requérant ».

La Cour s’étant strictement prononcée sur les faits d’espèce, le gouvernement estime qu’aucune autre mesure générale n’est nécessaire.

    III. Conclusions de l’Etat défendeur

Le gouvernement considère que toutes les mesures nécessaires en vue de l’exécution de l’arrêt de la Cour ont été prises, et que la France a par conséquent rempli ses obligations en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)1418

Consorts Richet et Le Ber contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requêtes n° 18990/07 et 23905/07, arrêt du 18 novembre 2010, définitif le 18 février 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)156F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, effectué dans des conditions qui semblent acceptées par les requérants (voir document DH-DD(2012)156F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Consorts RICHET et LE BER contre France (n°18990/07 et 23905/07)

Arrêt du 18 novembre 2010, définitif le 18 février 2011

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une atteinte aux droits de propriété des requérants qui en 1971 cédèrent à l’Etat des terrains sur l’île de Porquerolles à un prix inférieur au marché en échange de la possibilité de conserver les droits à construire sur les propriétés conservées par les requérants. En 1985, l’île fut classée en zone inconstructible en raison de sa valeur environnementale et les permis de construire refusés aux requérants sur le fondement de cette nouvelle réglementation, sans que ces derniers puissent obtenir des autorités nationales ou des tribunaux nationaux une indemnisation des préjudices liés à l’interdiction de construire. La Cour a estimé que le comportement des autorités, qui a privé les requérants de la possibilité de jouir de leurs droits, ou, d’obtenir à défaut soit la remise en cause des actes de vente, soit une indemnisation pour le préjudice subi a fait subir aux requérants une charge spéciale et exorbitante, qui a rompu l’équilibre entre la protection de la propriété et les exigences de l’intérêt général. Elle en a conclu que l’article 1er du Protocole 1er à la Convention avait été violé.
I. Mesures individuelles
a) Satisfaction équitable

Les sommes dues au titre de la satisfaction équitable, à savoir 800 000 euros aux consorts Richet et 700 000 euros à Mme Le Ber ont été versées aux requérants respectivement les 11 et 19 mai 2011.

b) Autres mesures individuelles
La Cour a estimé que les autorités nationales auraient du en l’espèce, soit permettre aux requérants de jouir de leurs droits, soit, à défaut, leur permettre de remettre en cause la vente ou encore d’être indemnisés en raison du préjudice subi. Au titre de la satisfaction équitable, la Cour a procédé à l’indemnisation des requérants, tant s’agissant de leurs préjudices moraux que matériels. Dans ces conditions, le Gouvernement estime qu’aucune autre mesure individuelle n’est nécessaire à l’exécution de l’arrêt.
II. Mesures générales

    - Sur la diffusion

L’arrêt a été diffusé sur le site intranet du ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement à l’attention de tous les agents. II a aussi été publié sur le site internet de la Cour de Cassation dans la rubrique de l’Observatoire du droit européen (janvier-février 2011 – n° 36). Il est également consultable par le biais de la base de données juridiques grand public « Légifrance ».
En outre, il a fait l’objet de très nombreux commentaires et analyses dans des revues juridiques spécialisées (cf notamment Actualités du droit administratif n° 40 du 29 novembre 2010 ; n° 16 du 9 mai 2011 ; La Semaine Juridique Notariale et Immobilière n° 27, 8 Juillet 2011, 1209 ; Droit Administratif n° 2, Février 2011, comm. 18 ; La Semaine Juridique Edition Générale n° 4, 24 Janvier 2011, 94 ; La Semaine Juridique Administrations et Collectivités territoriales n° 1, 3 Janvier 2011, 2005 ; Études foncières 149/11, p. 42).

    - Autres mesures générales

Le gouvernement estime que l’exécution de l’arrêt, qui est lié à un cas d’espèce très particulier, n’appelle pas d’autres mesures générales.

      III. Conclusions de l’Etat défendeur

Le gouvernement considère que toutes les mesures nécessaires en vue de l’exécution de l’arrêt de la Cour ont été prises, et que la France a par conséquent rempli ses obligations en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)1519

Lilly France (n° 2) contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 20429/07, arrêt du 25 novembre 2010, définitif le 25 février 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)955F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)955F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

LILLY FRANCE contre France (n°20429/07)

Arrêt du 25 novembre 2010 devenu définitif le 25 février 2011

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne l’application rétroactive de dispositions législatives procédurales à des instances en cours (violation de l'article 6§1).

La requérante, la société par actions simplifiée unipersonnelle Lilly France, est un laboratoire pharmaceutique domicilié à Suresnes (France). En 2001, elle fit l’objet d’un redressement par l’URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) de plus de 4,9 millions d’euros au total. Elle le contesta en justice, arguant en particulier de l’irrégularité des procès-verbaux dressés dans le cadre de la procédure de contrôle due à l'incompétence des agents de contrôle. Invoquant l’article 6 § 1 (droit à un procès équitable), elle se plaignait de l’application immédiate à son instance (et aux autres instances en cours) de l’article 73 de la loi du 18 décembre 2003 ayant pour effet de valider rétroactivement ces procès-verbaux irréguliers.

La Cour européenne a estimé que l’application rétroactive des dispositions de la loi du 18 décembre 2003 ne reposait pas sur d’impérieux motifs d’intérêt général et a par conséquent conclut que l’article 6§1 de la Convention avait été violé.

I. Mesures de caractère individuel

2. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour a alloué à la requérante une somme de 10 000 euros au titre des dépens. Cette somme a été versée le 20 mai 2011.

2. Les autres mesures éventuelles

Dans cette affaire, la Cour a jugé qu'elle "ne saurait spéculer sur ce qu'eut été l'issue de la procédure" en l'absence de violation de l'article 6§1 de la convention. Elle a également constaté que "les sommes réclamées à la requérante étaient dues et qu'elles n'ont été contestées que sur la base d'un vice de forme". Par conséquent, la Cour a rejeté la demande d'indemnisation au titre du préjudice matériel. Elle a par ailleurs considéré que le préjudice moral de la requérante était suffisamment réparé par le constat de la violation. Le gouvernement français estime que, conformément à la Convention et notamment son article 6, la réouverture de la procédure « civile » n'est pas envisageable dans cette affaire compte tenu des effets juridiques produits par les décisions juridictionnelles nationales et du nécessaire respect du principe de la sécurité juridique des autres parties au procès.

Concernant la question d’une éventuelle perte de chance pour le requérant,, il convient de noter que la société LILLY France a diligenté, devant la juridiction administrative, une action réparation du préjudice qu’elle aurait subi du fait de l’application rétroactive de la loi en litige. Cette action est actuellement pendante devant la Cour administrative d’appel de Versailles.

Compte tenu de cette motivation et au vu de l’action judiciaire en cours devant les tribunaux nationaux, le gouvernement est d'avis qu’aucune autre mesure individuelle n'est requise dans cette affaire.

II. Mesures de caractère général

1. Sur la diffusion

Cet arrêt a été diffusé sur le site Légifrance ainsi qu’à l’observatoire du droit européen de la Cour de cassation. Il a par ailleurs été publié sur de nombreux autres sites (lamyline, dalloz étudiant, lexisnexis) et commenté notamment dans l’actualité juridique du droit administratif du 6 décembre 2010.

Une note de la Directrice des Affaires Juridiques du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes a également été diffusée (cf Résolution CM/ResDH(2011)62 concernant les affaires Zielinski et autres).

2. Sur les autres mesures générales

Aucune autre mesure générale n’est requise par le présent arrêt. En effet, ainsi que l'a relevé la Cour, compte tenu de la modification de la procédure d'agrément des agents de contrôle en cause par la loi du 18 décembre 2003, seuls les redressements notifiés aux laboratoires pharmaceutiques avant 2004 seraient susceptibles d'être concernés. Or, l’affaire LILLY France est la seule affaire pour laquelle un contentieux est encore en cours.

Dans ces conditions, le gouvernement considère que le présent arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)1620

5 affaires contre la France

Exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme

(voir annexe)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour ») ;

Vu les arrêts transmis par la Cour au Comité une fois définitifs et suite aux constats par la Cour de violations de la Convention dans ces affaires ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à l’informer des mesures qu’il a prises pour se conformer aux arrêts de la Cour en vertu de l’obligation qui lui incombe au regard de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention ;

Ayant examiné les informations transmises par le gouvernement conformément aux Règles du Comité pour l’application de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention ;

S’étant assuré que l’Etat défendeur a mis à la disposition des parties requérantes la satisfaction équitable octroyée dans les arrêts concernés et les en a informées ;

Relevant que les mesures générales requises pour prévenir des violations semblables à celles constatées par la Cour dans ces arrêts ont déjà été adoptées dans des affaires de référence (voir les Résolutions finales pertinentes citées dans le tableau en annexe) ;

Notant de plus qu’ainsi que le gouvernement l’estime et au vu des circonstances particulières de chacune des affaires en cause, aucune mesure individuelle ne s’impose en dehors du paiement de la satisfaction équitable,

      DECLARE, après avoir examiné les mesures prises par l’Etat défendeur, qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans les présentes affaires et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Annexe à la Résolution CM/ResDH(2013)16

Exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme dans 5 affaires contre France

Affaires sous examen

Affaires de référence

déjà closes

No de requête

Nom de l’affaire

Date de l’arrêt

Arrêt définitif le

Résolution Finale de l’affaire de référence

38410/97

Fontaine et Bertin

08/07/2003

10/11/2004

MEFTAH

CM/ResDH(2008)71

69678/01

Cossec

14/12/2004

06/06/2005

SLIMANE-KAID No. 2

CM/ResDH(2008)13

8112/02

De Luca

02/05/2006

02/08/2006

SLIMANE-KAID No. 2

CM/ResDH(2008)13

97/03

Menvielle n° 2

16/01/2007

16/04/2007

DELBEC III

CM/ResDH(2007)42

20893/03

July et SARL Libération

14/02/2008

15/05/2008

PATUREL

CM/ResDH(2011)57

Résolution CM/ResDH(2013)1721

De Lesquen du Plessis-Casso contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 54216/09, arrêt du 12 avril 2012, définitif le 12 juillet 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)26F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans la présente affaire (voir document DH-DD(2013)26F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

De Lesquen du Plessi-Casso contre France (n°54216/09)

Arrêt du 12 avril 2012 devenu définitif le 12 juillet 2012

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une atteinte au droit à la liberté d’expression du requérant qui a été reconnu coupable par les juridictions nationales de diffamation publique envers un particulier en raisons de propos tenus à l’encontre d’un adjoint au maire lors d’une réunion du Conseil Municipal de Versailles.

La Cour a constaté que les propos tenus, bien que provocateurs et polémiques, s’inscrivaient dans le cadre d’un débat public et n’étaient pas dépourvus de base factuelle. Elle a estimé qu’un juste équilibre n’avait pas été ménagé entre la nécessité de protéger le droit du requérant à la liberté d’expression et celle de protéger les droits et la réputation du plaignant. Elle en a conclu que l’article 10 de la Convention avait été violé.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour n’a pas alloué de satisfaction équitable au requérant.

2. Les autres mesures éventuelles

Le requérant n'a soumis à la Cour européenne aucune prétention au titre de la satisfaction équitable.

S'agissant des autres mesures, et notamment de la question du casier judiciaire, le gouvernement français renvoie aux développements contenus dans la résolution CM/ResDH(2011)57 adoptée par la Comité des Ministres le 8 juin 2011 concernant les arrêts Paturel contre France et autres.

Le gouvernement estime que le présent arrêt ne nécessite aucune autre mesure individuelle d’exécution.

II. Mesures de caractère général

L’arrêt a été diffusé au ministère de la Justice et est disponible par l’intermédiaire du site d’accès au droit grand public Légifrance. Il a été également publié et commenté dans de nombreuses revues juridiques (notamment : RFDA 2012 p. 941 ; AJDA 2012 p. 789 ; JCP n° 49, 3 Décembre 2012, doctr. 1318 ; JCP Administrations et Collectivités territoriales n° 17, 30 Avril 2012, act. 285).

Le gouvernement français se réfère également aux informations contenues sur ce point dans la résolution CM/ResDH(2011)57 précitée.

L'ensemble des mesures de diffusion et publication ainsi prises sont de nature à prévenir toute violation semblable de la Convention. Le Gouvernement estime que cette décision, qui relève d’un cas d’espèce, ne nécessite pas d’autres mesures générales.

Par conséquent, le gouvernement estime que l'arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)1822

Klouvi contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 30754/03, arrêt du 30 juin 2011, définitif le 30 septembre 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)1172F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences,

    dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)1172F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Klouvi contre France (n°30754/03)

Arrêt du 30 juin 2011 devenu définitif le 30 septembre 2011

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une violation au droit à un procès équitable et à la présomption d’innocence (violation de l’article 6 § 1 et §2).

La requérante avait déposé plainte contre son ancien supérieur hiérarchique pour viol et harcèlement sexuel. Un non lieu définitif avait été prononcé dans cette affaire en raison du défaut de preuves suffisantes. Par la suite, la requérante avait été poursuivie par la personne qu’elle avait accusé pour dénonciation calomnieuse. Elle avait été condamnée de ce chef par les juridictions nationales en application de l’article 226-10 du code pénal qui prévoyait à l’époque qu’un non lieu définitif entraînait mécaniquement que les accusations de la personne ayant dénoncé les faits étaient fausses.

La Cour a estimé que la législation alors applicable au litige, qui instituait des présomptions légales, ne permettait pas à la requérante d’apporter des preuves pour établir la réalité des faits et son absence de culpabilité avant que le tribunal ne se prononce. Elle a par conséquent conclu que l’article 6§1 et §2 avait été violé.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour a alloué à la requérante une satisfaction équitable de 8 000 euros au titre du dommage moral et de 4 832 euros au titre des frais. La somme de 12 832 € a été versée le 14 février. Des intérêts moratoires ont également été payés.

2. Les autres mesures éventuelles

Dans son arrêt, la Cour a relevé qu’elle « ne saurait spéculer sur l’issue d’une procédure interne si la violation du droit à un procès équitable et au respect de la présomption d’innocence n’avait pas eu lieu ». Elle a en outre constaté que la requérante disposait, en application de l’article 626-1 du code de procédure pénale, de la possibilité de voir sa cause jugée à nouveau par les tribunaux internes.

Compte tenu de cette motivation et au vu des circonstances particulières de l’espèce, le gouvernement est d'avis qu’aucune autre mesure individuelle n'est requise dans cette affaire.

II. Mesures de caractère général

1. La diffusion

Il convient de noter que les autorités françaises publient systématiquement les arrêts de la Cour européenne des Droits de l'Homme et les diffusent aux autorités concernées. Cet arrêt a été notamment communiqué au ministère de la Justice. Par ailleurs, il est également disponible par l’intermédiaire du site grand public d’accès au droit Légifrance. Il a été également commenté dans de nombreuses revues juridiques (à titre d’illustrations : Revue de science criminelle 2011 p. 714 ; Recueil Dalloz 2011 p. 1902 ; Revue de droit pénal – avril 2012).

2. Les autres mesures générales

La Cour a elle-même pris acte de l’évolution législative intervenue postérieurement aux faits ayant conduit à l’arrêt. La loi du 9 juillet 2010 a ainsi modifié le texte de l’article 226-10 du code pénal permettant à une personne, à l’origine d’une procédure judiciaire ayant abouti à une décision juridictionnelle de non lieu, de se disculper de l’accusation de dénonciation calomnieuse.

Le Gouvernement estime en conséquent que l'arrêt ne nécessite pas d’autres mesures générales.

Résolution CM/ResDH(2013)1923

Renaud contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 13290/07, arrêt du 25 février 2010, définitif le 25 mai 2010)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)967F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)967F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Renaud contre France (n°13290/07)

Arrêt du 25 février 2010 devenu définitif le 25 mai 2010

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une atteinte au droit à la liberté d’expression (article 10 de la Convention). Le requérant avait été condamné pour diffamation publique envers un citoyen chargé d'un mandat public à raison de propos parus sur le site internet d'une association dont il assurait la présidence.

La Cour a relevé, dans cette affaire, que les propos en cause s’inscrivaient dans le cadre d’un débat d'intérêt général et relevaient de l'expression politique et militante. Elle a estimé qu’ils n’étaient pas dépourvus de toute base factuelle ou ne pouvaient être dissociés d'une critique plus générale s'appuyant sur des références précises. La Cour en a conclu que la condamnation du requérant ne représentait pas un moyen raisonnablement proportionné à la poursuite du but légitime visé compte tenu de l'intérêt de la société démocratique à assurer et à maintenir la liberté d'expression.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour a alloué au requérant une satisfaction équitable de 1 900 euros au titre du dommage moral et de 10 000 euros au titre des frais et dépens. La somme de 11 900 € a été versée au requérant le 19 juillet 2010.

2. Les autres mesures éventuelles

Le requérant a été indemnisé par la satisfaction équitable du préjudice matériel subi. Par ailleurs, la Cour a jugé, dans son arrêt, que le constat de manquement constituait en soi une satisfaction équitable au titre du dommage moral.

S’agissant d’éventuelles autres conséquences négatives de la violation, en particulier de l’inscription de la condamnation au casier judiciaire du requérant, celui-ci avait la possibilité de demander le réexamen de la décision nationale incriminée (articles 626-1 s du code de procédure pénale). En dehors de cette procédure, il existe deux autres moyens de faire modifier le casier judiciaire du requérant si celui-ci le souhaite. Ces deux moyens sont exposés dans l’annexe à la Résolution finale CM/ResDH(2011)57 du Comité des Ministres adoptée le 8 juin 2011.

Le gouvernement estime que le présent arrêt ne nécessite pas d’autres mesures individuelles d’exécution.

II. Mesures de caractère général

L’arrêt a été diffusé au ministère de la Justice, publié sur le site de la Cour de cassation (Observatoire du droit européen n° 29, janvier-février 2010) ; il est disponible par l’intermédiaire du site d’accès au droit grand public «Légifrance». Il a également été commenté ou cité dans des revues juridiques (en particulier : Dalloz actualité, 4 mars 2010 ; Dalloz actualité 28 mai 2010 ; AJDA 2012 p. 789).

Dans la mesure où l'arrêt met en cause, non pas des textes législatifs, mais des motifs particuliers retenus par les juridictions internes dans un cas d'espèce, les mesures de diffusion et de publication doivent permettre de prévenir toute violation semblable de la Convention. Sur ce point, le gouvernement renvoie également aux développements contenus dans l’annexe à la Résolution finale CM/ResDH(2011)57 du Comité des Ministres adoptée le 8 juin 2011.

Par conséquent, le Gouvernement considère que l’arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)2024

Lacny contre France

Exécution de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 50698/09, décision du 22 février 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans cette affaire la Cour, ayant pris acte d’un règlement amiable auquel avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et la partie requérante, et s’étant assurée que le règlement était basé sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer l’affaire du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes du règlement amiable par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)2125

Payet contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 19606/08, arrêt du 20 janvier 2011, définitif le 20 avril 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)164F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)164F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Payet contre France (n°19606/08)

Arrêt du 20 janvier 2011 devenu définitif le 20 avril 2011

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne d’une part les conditions de détention de M. Payet (article 3 de la Convention) placé en cellule disciplinaire à la suite d’une évasion et l’existence d’un droit à un recours effectif (article 13 de la Convention) contre l’exécution de la sanction disciplinaire, prononcée par l’administration pénitentiaire.

S’agissant du grief tiré de la violation de l’article 3 de la Convention, la Cour a estimé que, même si les autorités n’avaient pas l’intention d’humilier le requérant, les conditions de détention de ce dernier durant son incarcération en cellule disciplinaire pendant 45 jours, en octobre-novembre 2007, étaient de nature à lui causer des souffrances aussi bien mentales que physiques ainsi qu’un sentiment d’une profonde atteinte à sa dignité humaine. Elle a conclu à la violation de l’article 3 à cet égard.

S’agissant du grief tiré de la violation de l’article 13 de la Convention, la Cour a estimé que le recours prévu par le code de procédure pénale n’était pas suspensif et que le recours en annulation de la sanction devant la juridiction administrative, qui implique un recours administratif préalable auprès du directeur interrégional des services pénitentiaires n’a pas permis au juge de statuer avant qu’il n’ait quitté la cellule disciplinaire. Elle a jugé par conséquent que l’article 13 de la Convention avait été violé.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour a alloué au requérant une satisfaction équitable de 9 000 euros au titre du dommage moral et de 6 000 euros au titre des frais et dépens. Ces sommes ont été versées au requérant le 28 octobre 2011. Des intérêts moratoires lui ont été payés le même jour.

2. Les autres mesures individuelles

La détention dans les conditions en cause dans la présente espèce a pris fin en 2007. Le Gouvernement considère qu’aucune autre mesure individuelle n’est requise en exécution de l’arrêt de la Cour au regard des circonstances de l’espèce et de l’octroi par la Cour d’une satisfaction équitable destinée à réparer le dommage moral subi par le requérant.

II. Mesures de caractère général

1. Sur la diffusion

L’arrêt a été publié à l’observatoire du droit européen de la Cour de cassation (bulletin n° 36 janvier-février 2011). Il a également été diffusé par le Centre de recherches et de diffusion juridiques du Conseil d’Etat à destination de l’ensemble des magistrats et greffiers de la juridiction administrative (bulletin de janvier-février 2011).

2. Sur les autres mesures générales

a) S'agissant de l'article 3 de la convention :

Concernant la violation de l’article 3 de la Convention résultant de l’état des cellules disciplinaires de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, ces locaux ont été entièrement rénovés en 2010. Chaque cellule disciplinaire, désormais d’une surface équivalant celle d’une cellule simple, permet de concilier dignité de l’exécution de la sanction disciplinaire et protection du personnel. Un WC-lavabo en matériau inox, un lit, une étagère et un ensemble monobloc table-siège l’équipent et l’accès se fait au travers d’un sas barreaudé qui permet d’isoler le surveillant du détenu. Ce dernier peut communiquer au moyen d’un interphone. Enfin, pour répondre aux règles pénitentiaires européennes, le détenu a libre accès à la commande de son éclairage et le châssis extérieur, en partie ouvrant, permet un bon niveau d’éclairement naturel.

Au-delà des cellules disciplinaires, seules concernées dans cette affaire, le gouvernement français souligne que la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis dans son intégralité fait l’objet d’une rénovation, qui sera achevée en 2017.

Cette rénovation témoigne de façon plus générale des efforts constants menés par le gouvernement français, tendant à l'amélioration des conditions générales de prise en charge des détenus, notamment à la lumière des travaux menés par le comité européen pour la prévention de la torture et par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

b) S'agissant de l'article 13 de la convention :

Concernant le droit au recours effectif, les détenus disposent des référés (référé suspension de l’article L 521-1 du code de justice administrative et référé libertés de L 521-2 de ce même code) devant la juridiction administrative qui leur permettent d’obtenir une décision juridictionnelle très rapidement.

S’agissant du référé suspension, en vertu de l’article L.521-1 du Code de justice administrative, tout justiciable peut demander au juge des référés du tribunal administratif compétent d’ordonner la suspension de l’exécution d’une décision administrative, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

Ainsi sans attendre le résultat de son recours administratif préalable, tout détenu faisant l'objet d'une sanction disciplinaire, peut, simultanément au dépôt de son recours en annulation - lequel n'est pas suspensif, saisir le juge des référés afin de faire ordonner la suspension de la mesure.

Sur ce point, il convient de se référer à l’arrêt du Conseil d'Etat du 12 octobre 2001, SOCIETE PRODUITS ROCHE, n° 237376, par lequel celui-ci avait jugé que la mise en œuvre des dispositions de l’article L.521-1 du Code de justice administrative est ouverte y-compris dans le cas où un texte législatif ou réglementaire impose l'exercice d'un recours administratif préalable avant de saisir le juge de l'excès de pouvoir, sans donner un caractère suspensif à ce recours obligatoire. Toujours selon le Conseil d’Etat, dans une telle hypothèse, la suspension peut être demandée au juge des référés sans attendre que l'administration ait statué sur le recours préalable, dès lors que l'intéressé a justifié, en produisant une copie de ce recours, qu'il a engagé les démarches nécessaires auprès de l'administration pour obtenir l'annulation ou la réformation de la décision contestée.

En matière pénitentiaire, cette voie de recours est parfaitement effective comme le démontrent les jugement joints rendus de manière définitive, s'agissant des sanctions disciplinaires, par les juges des référés des tribunaux administratifs de Lille, Melun, Pau ou Lyon (TA Lille 13 juillet 2010 Khabat OSMAN ISMAIL n°1004031, TA Melun 1er avil 2008 n°0802164/6 Cyril KHIDER, TA Pau 19 aout 2005 Peyo ARGAIN n°0501583, TA Lyon 2 aout 2004 Sébastien POUCHOY n°0405139).

S’agissant du référé libertés, l'article L 521-1 du Code de justice administrative dispose que « Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».

L’institution d’un recours administratif préalable contre la décision de sanction disciplinaire prononcée par le président de la commission de discipline n’interdit pas de saisir directement le juge des référés d’une demande fondée sur l’article L. 521-2 tendant à ce que soit prononcée une des mesures de sauvegarde qui peuvent être ordonnées sur ce fondement (CE. 9 août 2004, Epoux Ylmaz, req. n°270860).

Le référé-liberté ainsi défini apparait ainsi comme une voie de droit particulièrement adaptée à la suspension d'une sanction disciplinaire contestée.

La mise en œuvre d’un tel recours permet au requérant de soumettre au juge, dans des délais très brefs (48 h), ses griefs tirés de la violation de l’article 3, le droit de ne pas subir de traitement inhumains et dégradants, au sens de l’article 3 de la Convention, constituant une liberté fondamentale au sens de l’article L.521-2 du CJA (CE, 27 mars 2001, MINISTRE DE L'INTERIEUR c/ M. Ahmed Djalout, n° 231735).

Ce type de recours est effectif s’agissant de décisions pénitentiaires affectant les droits fondamentaux des détenus (TA Grenoble, 13 novembre 2009, n° 0910150 Thomas COUMONT ; CE 10 février 2004 n°264182 ; CE, 4 décembre 2002 Abdelhal LAGBOURI n°252164 ; CE, 14 novembre 2008, Philippe EL SHENNAWY n°315622). La Cour européenne a elle-même admis que le référé liberté constitue un recours effectif pour se plaindre de fouilles (arrêt El Shennawy c. France, n° 51246/08, 20 janvier 2011 ; voir aussi la résolution finale ResDH(2012)81 dans l’affaire Frérot).

Ces recours, qui permettent à un détenu d’obtenir une décision juridictionnelle avant que ce dernier n’ait effectué la sanction qu’il conteste, remplissent la condition d’effectivité posée par l’article 13 de la Convention.

Le Gouvernement considère, dans ces conditions, que l’arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)2226

Cocaign contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 32010/07, arrêt du 3 novembre 2011, définitif le 3 février 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)182) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans la présente affaire (voir document DH-DD(2013)182) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Cocaign contre France (n°32010/07)

Arrêt du 3 novembre 2011 devenu définitif le 3 février 2012

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une atteinte au droit à un recours effectif (article 13 de la Convention). Le requérant, détenu dans une maison d’arrêt, se plaignait notamment de ce qu’il n’avait pas pu faire examiner par un juge le grief relatif aux atteintes portées à la dignité humaine d’une sanction disciplinaire qui lui avait été infligée avant que celle-ci ne soit exécutée. La Cour a estimé que le recours prévu à l’article D 250-5 du code de procédure pénale n’était pas un recours effectif et a conclu que l’article 13 de la Convention avait été violé. Elle a en revanche jugé que le placement du requérant en cellule disciplinaire, son maintien en détention et les soins qui lui ont été prodigués ne constituaient pas une violation de l'article 3 de la convention.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour n’a alloué aucune satisfaction équitable au requérant.

2. Les autres mesures éventuelles

La Cour a estimé que le constat de violation de l’article 13 de la Convention constituait une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi par l’intéressé.

Le gouvernement estime que le présent arrêt ne nécessite pas d’autres mesures individuelles d’exécution.

II. Mesures de caractère général

1. Sur la diffusion

L’arrêt a été diffusé au ministère de la Justice. Il a également été publié par le Centre de recherches et de diffusion juridiques du Conseil d’Etat à destination de l’ensemble des magistrats et greffiers de la juridiction administrative. Il est disponible par l’intermédiaire du site d’accès au droit grand public «Légifrance». Il a également été publié et commenté dans des revues juridiques (notamment : Revue de science criminelle 2012 p. 208 ; AJ Pénal 2011 p. 605).

2. Sur les autres mesures générales

Depuis cet arrêt, les référés administratifs (référés libertés et référés suspension) à disposition des détenus leur offrent la possibilité de contester utilement les mesures disciplinaires dont ils font l’objet. Le gouvernement français renvoie sur ce point aux développements contenus dans le bilan d’action relatif à l’affaire Payet du 6 décembre 2012 (cf DH-DD(2011)1149, partie II.2.b).

Partant, le Gouvernement considère que l’arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)2327

Joubert contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 30345/05, arrêt du 23 juillet 2009, définitif le 10 décembre 2009)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)181F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)181F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

JOUBERT contre France (n°30345/05)
Arrêt du 23 juillet 2009, définitif le 10 décembre 2009

Bilan d'action du gouvernement français

Cette affaire concerne l'intervention d'une loi rétroactive au cours d'une procédure en contestation de redressement fiscal. Ladite intervention du législateur, l'article 122 de la loi de finances pour 1997, qui avait pour objet de valider les contrôles fiscaux menées par des autorités administratives territorialement incompétentes, n'était pas justifiée par l'intérêt général et a fait peser une « charge anormale et exorbitante » sur les requérants, emportant ainsi une atteinte disproportionnée a leurs biens et rompant le juste équilibre entre les exigences de l'intérêt général et la sauvegarde des droits fondamentaux des individus (violation de l'article 1 du Protocole n°1).

I. Paiements des satisfactions équitables et mesures individuelles

      a) Satisfactions équitables

La somme due au titre de la satisfaction équitable, 10 000€ au titre des frais et dépens, a été versée aux requérants le 10 février 2010, soit dans le délai imparti au gouvernement.

      b) Autres mesures individuelles

Dans son arrêt, la Cour a constaté que "les requérants ont reconnu avoir commis une erreur substantielle dans leur déclaration fiscale. Leur recours portait donc sur un vice formel entachant la procédure (…)". Elle a indiqué "qu’il ne lui appartient pas de spéculer sur l’issue du redressement fiscal infligé aux requérants, ni sur la possibilité pour l’administration fiscale de leur en notifier un nouveau si le premier avait été annulé". Elle a par conséquent rejeté la demande d’indemnisation au titre du préjudice matériel formulée par les requérants. Le gouvernement français souligne que la procédure fiscale en cause, qui portait sur l'impôt sur le revenu de 1990, est prescrite. Au demeurant, conformément à la Convention et notamment son article 6, la réouverture de la procédure « civile » ne serait pas envisageable dans cette affaire compte tenu des effets juridiques produits par les décisions juridictionnelles nationales et du nécessaire respect du principe de la sécurité juridique des autres parties au procès.

Concernant la question d’une éventuelle perte de chance pour les requérants, le gouvernement considère que, vu le raisonnement de la Cour sur le fond et à l’appui de sa décision sur la satisfaction équitable, ainsi que les circonstances spécifiques de la cause, les requérants ne semblent pas avoir subi de conséquences des violations constatées qui n’auraient pas été compensées par l’octroi d’une satisfaction équitable. Par conséquent, aucune mesure individuelle additionnelle n’apparaît nécessaire.

II. Mesures générales

Les autorités estiment qu'il y a désormais convergence des jurisprudences du juge national et du juge européen quant au contrôle des lois de validation au regard des articles 6 de la Convention et 1er du Protocole n° 1. Elles précisent que la Cour de cassation et le Conseil d'Etat ont adopté, depuis 2001 et 2004 respectivement, le critère « d'impérieux motif d'intérêt général », comme étant le seul à même de justifier des lois de validation heurtant les droits reconnus par la Convention ; par exemple, l'arrêt de la Cour de cassation (soc.) du 24 avril 2001, Association Etre enfant au Chesnay c/Terkiou l'arrêt du CE (avis), Ass., du 27 mai 2005, Provin : la Cour européenne a souligné qu' « A la suite de cet avis [Provin], et dans d'autres affaires, le Conseil d'Etat écarta les nouvelles dispositions issues de l'article 136 de la loi du 30 décembre 2004, lorsqu'elles étaient intervenues pendant la durée d'une procédure (voir, par exemple, 26 septembre 2005, n° 255656, Barritault) » (§21 de l'arrêt Javaugue c. France, précité).

Les autorités précisent par ailleurs que le Conseil Constitutionnel censure toute loi validant des actes annulés par le juge, qui méconnaît le principe de l'autorité de la chose jugée, qui ne répond pas au motif d'intérêt général suffisant ou qui n’est pas proportionnée à l'objectif poursuivi (cf., par exemple, la décision n°458 DC du 7 février 2002 ou celle du 13 janvier 2005, n°2004-509 DC (censures)). Cela a été observé par la doctrine (cf. E. Mignon, Chronique A la R.J.F. 2/00, p. 97 et Conclusions au B.D.C.F.5/01 n°72, p. 65 ; B. Mathieu, Chronique A la RFDA n°2/2000, p. 295 et 296).

Les autorités indiquent en outre que les récents développements de la jurisprudence du Conseil d'Etat relative à l'action en responsabilité du fait des lois démontrent le souci de se rapprocher de la jurisprudence de la Cour. Elles citent, à titre d'exemple, l'arrêt Gardedieu du 8 février 2007, dans lequel le Conseil d'Etat a fait application de ce régime de responsabilité concernant une loi de validation rétroactive et a condamné l'Etat a indemniser les requérants (arrêt cité également par la CEDH, arrêt Lilly France n° 2 c. France, requête n° 20429/07, arrêt du 25 novembre 2010, définitif le 25 février 2011, §23).

De plus, la Directrice des affaires juridiques du Ministère des Affaires étrangères et européennes a adressé le 09/03/2009 une note aux directions juridiques de tous les ministères, ainsi qu'au Conseil d'Etat et au secrétariat général du gouvernement, qui assure un rôle de coordination interministérielle des projets de loi. Cette note détaillée fait le point sur les décisions de la Cour européenne des droits de l'Homme intervenues en matière de lois de validation, afin de sensibiliser l'ensemble des administrations concernées aux critères retenus par la jurisprudence de la Cour dans ce domaine. La diffusion de cette note a ciblé le niveau le plus pertinent au sein de l'administration, en amont de la procédure législative d'initiative gouvernementale.

S'agissant des propositions de lois, moins nombreuses, le Parlement dispose de services juridiques au fait des évolutions de la jurisprudence de la Cour (en témoigne, par exemple, une note de synthèse du service des études juridiques du Sénat du 10/02/2006, sur « le régime juridique des validations législatives », qui comprend l'analyse de la jurisprudence de la Cour européenne): http://www.senat.fr/eVej validation/ei validation mono.html).

Les assemblées peuvent en outre le cas échéant être renseignées à ce sujet par l'exécutif, toujours présent lors du vote d’une loi, et susceptible d'apporter les éclairages nécessaires.

Le Comité des Ministres a approuvé ces mesures par l’adoption d’une résolution finale dans un groupe d’affaires similaires (Résolution CM/ResDH(2011)62, affaires Zielinski et autres). Aucune mesure générale additionnelle n’apparaît nécessaire.

Ill. Conclusions de l'Etat défendeur

Le gouvernement estime qu'aucune mesure individuelle n’est requise dans cette affaire en dehors du paiement de la satisfaction équitable, que les mesures générales prises vont prévenir des violations semblables et que la France a par conséquent rempli ses obligations en vertu de l'article 46, paragraphe 1, de la Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)2428

Lagardère contre France

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 18851/07, arrêt du 12 avril 2012, définitif le 12 juillet 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)180F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour] ou [et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans la présente affaire (voir document DH-DD(2013)180F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Lagardère contre France (n°18851/07)

Arrêt du 12 avril 2012 devenu définitif le 12 juillet 2012

Bilan d’action du gouvernement français

Le père du requérant a été poursuivi devant les juridictions pénales pour abus de biens sociaux. Il est décédé en 2003, mais la dernière juridiction du fond à se prononcer sur l’affaire en 2005 a estimé que si le décès entrainait l’extinction de l’action publique, les décisions antérieures des juges du fond constatant l’absence de prescription d’une partie des faits reprochés permettaient la poursuite de l’action civile. Sur ce fondement, elle a jugé que les éléments constitutifs du délit d’abus de biens sociaux étaient établis à l’égard du père du requérant et a donc condamné le requérant, en sa qualité d’ayant-droit, à indemniser la partie civile.

La Cour a, en premier lieu, relevé que le requérant mis en cause en sa qualité d’ayant-droit n’était pas à même de se défendre dans des conditions conformes au principe d’équité, puisqu’il était à la fois privé de la possibilité de contester le fondement de sa mise en cause liée à la déclaration de culpabilité post-mortem de son père, et placé dans une situation de net désavantage par rapport à la partie adverse. Elle en a dès lors conclu que l’article 6§1 de la Convention avait été violé.

La Cour a, en second lieu, estimé que l’article 6§2 de la Convention avait été méconnu dans la mesure où la culpabilité du père du requérant n’avait jamais été établie de son vivant.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable
La Cour a alloué au requérant une satisfaction équitable de 20 000 € en réparation de son préjudice moral et au titre des frais et dépens. Cette somme a été versée à l’intéressé le 31 août 2012.

2. Les autres mesures éventuelles

Dans son arrêt, et concernant la demande d'indemnisation du préjudice matériel formée par le requérant, la Cour a indiqué qu’elle "ne saurait spéculer sur le résultat auquel la procédure incriminée aurait abouti si la violation de l'article 6 §§ 1 et 2 de la convention n'avait pas eu lieu." En conséquence, "rien ne justifiait qu'elle accorde une indemnité de ce chef". Le gouvernement français estime que, conformément à la Convention et notamment son article 6, la réouverture de la procédure civile n'est pas envisageable dans cette affaire compte tenu des effets juridiques produits par les décisions juridictionnelles nationales et du nécessaire respect du principe de la sécurité juridique des autres parties au procès. En revanche, s'il s'y estime fondé, le requérant a la possibilité d'intenter une action en responsabilité pour faute contre l'Etat.

Par conséquent, aucune mesure individuelle additionnelle n'apparaît nécessaire. 

II. Mesures de caractère général

1. Sur la diffusion
L’arrêt a été diffusé au ministère de la Justice et est disponible par l’intermédiaire du site d’accès au droit grand public «Légifrance».

Il a été également publié et commenté dans plusieurs revues juridiques (notamment : La Semaine Juridique Edition Générale n° 24, 11 Juin 2012, 724; La Semaine Juridique Entreprise et Affaires n° 17, 26 Avril 2012, act. 294 ; AJ Pénal - 27/07/2012 p. 364 ; AJDA - 24/09/2012 p. 1732 ; Revue des Sociétés - 07/09/2012 p. 518).

2. Sur les autres mesures générales
Le gouvernement considère que, dans la mesure où la violation constatée en l’espèce découle de la décision d’une juridiction nationale mais qu’aucune disposition du code de procédure pénale n’est remise en cause, les mesures de diffusion précitées sont de nature à prévenir toute violation similaire et que, par suite, aucune mesure supplémentaire n'est requise.

Par conséquent, le gouvernement considère que cet arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)2529

Stojkovic contre France et Belgique

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 25303/08, arrêt du 27 octobre 2011, définitif le 27 janvier 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)179F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)179F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

STOJKOVIC contre France (n°25303/08)

Arrêt du 27 octobre 2011 devenu définitif le 27 janvier 2012

Bilan d’action du gouvernement français

Cette affaire concerne une atteinte au droit à bénéficier du conseil de son choix (article 6§3 de la Convention) et au droit à un procès équitable (article 6§1 de la Convention).

Le requérant soupçonné d’être impliqué dans un délit s’étant déroulé sur le territoire français et détenu en Belgique a été auditionné, dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par le juge d’instruction français, en qualité de témoin assisté par des officiers de police judiciaire belges, du juge d’instruction et de deux officiers de police français. L’audition a été conduite suivant le régime procédural applicable en Belgique, qui ne prévoyait pas l’assistance d’un avocat, alors que le régime de témoin assisté en France prévoit que l’intéressé a le droit d’être assisté d’un avocat. Lors de cette audition, le requérant a fait des déclarations, qui ont fondé son renvoi devant la Cour d’assises française, alors qu’il n’avait pas été informé expressément de son droit à garder le silence et qu’il n’avait pas bénéficié de l’assistance d’un avocat.

La Cour a estimé que si les conditions légales dans lesquelles l’audition litigieuse avait été réalisée n'étaient pas imputables aux autorités françaises, il incombait aux juridictions pénales françaises de s’assurer que les actes réalisés en Belgique n’avaient pas été accomplis en violation des droits de la défense et de veiller à l’équité de la procédure dont elle avait la charge.

Elle en a conclu que l’article 6 §3 combiné avec l’article 6§1 de la Convention avait été violé.

I. Mesures de caractère individuel

1. Le paiement de la satisfaction équitable

La Cour a alloué au requérant une satisfaction équitable de 5 000 euros titre du dommage moral et de 5 000 euros au titre des frais et dépens. Ces sommes ont été versées au requérant le 23 octobre 2012. Des intérêts moratoires ont été payés le même jour.

2. Les autres mesures éventuelles

La Cour a indiqué qu'elle n'apercevait pas de lien de causalité entre la violation constatée et le dommage matériel allégué, dont la réalité n'était d'ailleurs pas établie. Elle a en conséquence rejeté la demande du requérant à ce titre. Elle a par ailleurs alloué une somme de 5 000 € au titre du préjudice moral.

Par ailleurs, le requérant a eu la possibilité de solliciter le réexamen de la décision pénale en cause en application des articles 626-1 et suivants du code de procédure pénale.

Dans ces conditions, le gouvernement estime que le présent arrêt ne nécessite pas d’autre mesure individuelle d’exécution.

      II. Mesures de caractère général

1. Sur la diffusion

L’arrêt a été diffusé au ministère de la Justice. Il est également disponible par l’intermédiaire du site d’accès au droit grand public «Légifrance» et commenté sur ce site au titre des arrêts contre la France rendus par la Cour en 2011.
Il a été aussi publié et commenté dans des revues juridiques (notamment : Revue trimestrielle de droit européen 2012 p. 369 ; Revue de science criminelle 2012 p. 241 ; AJ Pénal 2012 p. 93 ; Dr. pén. 2012, chron. , 3 ; Procédures 2011, comm. , 368 ; JCP G 2011, 1292).

2. Sur les autres mesures générales

La Cour a noté que postérieurement aux faits de l’espèce le droit international régissant les commissions rogatoires internationales a été modifié (§ 27 de l’arrêt) et qu’il est désormais prescrit par l’article 4 1° de la Convention européenne d’entraide judiciaire en matière pénale entre les membres de l'Union européenne que : « l’Etat membre requis respecte les formalités et les procédures expressément indiquées par l’Etat membre requérant (…)».

Le Gouvernement estime que cet arrêt ne nécessite pas d’autres mesures générales.

Par conséquent, le gouvernement considère que l'arrêt a été exécuté.

Résolution CM/ResDH(2013)2630

E.A. contre Allemagne

Exécution de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n°64208/11, décision du 10 juillet 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans cette affaire la Cour, ayant pris acte d’un règlement amiable auquel avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et la partie requérante, et s’étant assurée que le règlement était basé sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer l’affaire du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes du règlement amiable par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)2731

Tsikakis contre Allemagne

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 1521/06, arrêt du 10/02/2011, définitif le 10/05/2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)159E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)159E) ;

Rappelant que des questions relatives à la durée excessive des procédures judiciaires en Allemagne sont examinées par le Comité des Ministres dans le cadre de l’arrêt pilote Rumpf (requête n° 46344/06) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Application T. v. Germany (No. 1521/06)

Report on the execution of the judgment of the European Court of Human Rights
delivered on 10 February 2011

1. Violation of the Convention determined by the Court

The European Court of Human Rights found that there had been a violation of Article 8 of the Convention because the applicant was prevented from exercising his access rights, which were ordered by the domestic courts and agreed upon by the parties during the course of proceedings on the applicant’s request for access rights. The domestic courts failed to take effective measures (such as a coercive fine) against the mother so that the applicant could have access to his son, who was born on 31 March 1995.

In addition, the Court found that the excessive length of the above-mentioned proceedings had violated Article 6 of the Convention.

2. Individual measures

The compensation awarded amounting to € 10,100.00 was transferred to the Applicant’s account on 9 August 2011.

The applicant had the right to make a new request to have access to his son after the judgment of the Court became final. However, he did not make such a request. In any event, the applicant’s son will reach the age of eighteen on 31 March 2013 and then be considered adult under German law. Therefore, no further individual measures are necessary for the execution of the judgment.

3. General measures

      Publication and dissemination of the judgment

The courts that were involved in the court proceedings were notified of the judgment. Furthermore, a German translation of the judgment was sent to all the ministries of justice of the Länder for notification within their remit.

In addition to this, a German translation of the judgment was published on the website of the Federal Ministry of Justice in the Ministry’s case-law database (www.bmj.de/egmr). Furthermore, the translation was sent to several important publishing houses that bring out legal periodicals. Subsequently the judgment was published in „Zeitschrift für das gesamte Familienrecht“ (FamRZ 2011, 1125).

Moreover, the judgment has been included in the report drawn up in the Federal Ministry of Justice, entitled Bericht über die Rechtsprechung des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte und die Umsetzung seiner Urteile in Verfahren gegen die Bundesrepublik Deutschland im Jahr 2011 (“Report on the Case Law of the European Court of Human Rights and on the Execution of its Judgments in Cases against the Federal Republic of Germany in 2011”). This report was widely disseminated and published on the Federal Ministry of Justice website: www.bmj.de.

Legal protection against excessive length of court proceedings

In terms of establishing effective legal protection against excessive length of court proceedings, reference is made to the reports regarding the pilot judgment in the Rumpf case (No. 46344/06).

4. Conclusion

The government considers that no individual measures, other than the payment of just satisfaction, are required, that the general measures adopted will prevent similar violations and that Germany has thus complied with its obligations under Article 46, paragraph 1 of the Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)2832

5 affaires contre Hongrie

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

ANDERKO, requête n° 56719/09

22/05/2012

DENES, requête n° 66155/09

17/04/2012

EGERSZEGI TANEP KFT, requête n° 67133/09

22/05/2012

DUBASZ, requête n° 19228/10

19/06/2012

PACSEK, requête n° 73736/11

17/04/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)2933

17 affaires contre Hongrie

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

Ambrus, requête n° 22065/10

13/11/2012

Balogh, requête n° 51762/08

23/10/2012

Budahazy (II), requête n° 5309/12

05/06/2012

Drégely, requête n° 23141/12

02/10/2012

György, requête n° 52087/09

03/04/2012

Havrilla, requête n° 29839/12

16/10/2012

Hegedüsné Schmidt, requête n° 31157/09

17/07/2012

Laboncz, requête n° 38582/09

17/07/2012

Liptay, requête n° 12144/09

22/05/2012

Palló et Szántó, requête n° 37694/12

23/10/2012

Pap, requête n° 29227/08

02/10/2012

Péter, requête n° 66519/11

02/10/2012

Rékosa, requête n° 19340/10

17/07/2012

Roubal, requête n° 54857/09

17/07/2012

Szalai, requête n° 55294/09

22/05/2012

Szilágyi, requête n° 17883/12

16/10/2012

Varastehpour, requête n° 23315/12

16/10/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)3034

O’Keeffe contre Irlande

Exécution de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 35810/09, décision du 26 juin 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans cette affaire la Cour, ayant pris acte d’un règlement amiable auquel avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et la partie requérante, et s’étant assurée que le règlement était basé sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer l’affaire du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes du règlement amiable par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)3135

Superwood Holdings plc contre Irlande

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 7812/04, arrêt du 8 septembre 2011, définitif le 8 décembre 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)663E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)663E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Action Report
Superwood v. Ireland
Application no 7812/2004, judgment of 8 September 2011

Case Description
In its judgment delivered on 8 September 2011 the Court held that there had been a violation of the reasonable time requirement of Article 6(1) of the Convention as regards civil proceedings concerning the applicant companies.

Individual Measures
Payment of just satisfaction
The Court directed the Respondent to pay the applicant companies, within three months of the date of the judgment, €3,800 inclusive of VAT plus any other tax that may be chargeable, in respect of costs and expenses of the Convention proceedings. The just satisfaction was paid, and an acknowledgment received, in October 2011.

Taxation of costs
At paragraph 29 of its judgment the Court referred to the fact that issues regarding the taxation of costs remained outstanding. This refers to an appeal by the applicants filed in 2006 following an order of the High Court regarding security for costs. Correspondence was sent to the applicants in 2009 requesting an update of the position and an indication of what steps would be taken to progress the matter. No reply was received. In such circumstances it is submitted that there are no outstanding issues in relation to this litigation.

General Measures
Publication and dissemination
The Department of Justice and Equality, responsible for oversight of the Courts system, is fully aware of the judgment. The judgment has been published and a link to the judgment is available on the Department of Justice and Equality website and the Department of Foreign Affairs and Trade website at:

The judgment was laid before Dáil Éireann (the House of Representatives) and Seanad Éireann (the Senate) on 20 September 2011.

Ireland has already adopted a range of measures to address delays in the Irish Courts. The Committee has been made aware of these measures in its supervision of the implementation of following judgments: Doran, application no 50389/99; McMullen, application 42297/98; O’Reilly and others application no 54725/00; and Barry application no 18273/04. At its meeting in December last year the Committee closed its consideration of these cases on the basis of the information supplied.

Conclusion

Ireland is of the opinion that the issue of execution of the Court’s judgment as regards individual measures and general measures is properly addressed and the case can be closed.

Résolution CM/ResDH(2013)3236

Abbate contre Italie

Exécution de la décision de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 29313/09, décision du 12 avril 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans cette affaires la Cour, ayant pris acte d’un règlement amiable auquel avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et la partie requérante, et s’étant assurée que le règlement était basé sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer l’affaire du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes du règlement amiable par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)3337

Wagner et J.M.W.L. contre Luxembourg

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 76240/01, arrêt du 28 juin 2007, définitif le 28 septembre 2007)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)33F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt, y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)33F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Wagner et J.M.W.L. contre Luxembourg (n°76240/01)

Arrêt du 28/06/2007 définitif le 28/09/2007, BILAN D’ACTION

L'affaire concerne une atteinte au droit à un procès équitable (violation de l'article 6§1) en raison du refus des tribunaux civils luxembourgeois (refus définitif en 2001) d'examiner un moyen des requérantes - la première, une citoyenne luxembourgeoise et la deuxième, l'enfant péruvien né en 1996 qu'elle a adopté - tiré de la violation de l'article 8 de la Convention.

L'affaire concerne en outre une ingérence dans le droit au respect de la vie familiale des requérantes (violation de l'article 8) en raison du refus des tribunaux luxembourgeois d'accorder l'exequatur d'un jugement péruvien de 1996 ayant prononcé une adoption plénière, refus résultant de l'absence dans la législation luxembourgeoise de dispositions permettant à une personne non mariée d'obtenir l'adoption plénière d'un enfant. A cet égard, la Cour a notamment relevé que la question de l'adoption par des célibataires se trouvait à un stade avancé d'harmonisation en Europe.

Enfin, l'affaire concerne une violation de l'article 14 combiné avec l'article 8 en raison des différences de traitements que subit la deuxième requérante par rapport à un enfant dont l'adoption plénière étrangère est reconnue au Luxembourg et du fait que la première requérante subit au quotidien, par ricochet, les inconvénients causés à la deuxième requérante, son enfant.

    1. Mesures de caractère individuel

Ø Paiement de la satisfaction équitable

Le 25 octobre 2007, le Luxembourg a payé la satisfaction équitable d’un montant de 16 975 € au titre des préjudices matériel et moral.

Ø Autres mesures

L’arrêt en cause concernait une demande en exequatur présentée devant les juridictions luxembourgeoises d’un jugement étranger d’adoption. Les décisions luxembourgeoises intervenues en l’espèce ayant refusé l’exequatur du jugement d’adoption péruvien invoquaient une règle jurisprudentielle38 exigeant que le juge étranger applique la loi compétente désignée par le système de conflits de lois du pays où l’exequatur était demandé. Ainsi, l’autorité péruvienne aurait dû vérifier les conditions pour adopter dans la personne de „W“ d’après la loi luxembourgeoise. La question qui se posait était dès lors de savoir si l’application de cette règle jurisprudentielle était compatible avec la Convention et ceci compte tenu de la situation de l’espèce.

Des mesures tendant à assurer la restitutio in integrum ont été adoptées dès que l’arrêt de la Cour européenne est devenu définitif. Le 13 décembre 2007, le Tribunal d’arrondissement de Luxembourg a établi que le jugement péruvien du 6 novembre 1996 concerné en l’espèce était exécutoire au Grand-Duché de Luxembourg, comme s’il émanait d’une juridiction luxembourgeoise. L’exécution provisoire du jugement, nonobstant un éventuel appel ou opposition, a été ordonnée par le même jugement.

Le jugement accordant l’exequatur est depuis lors définitif. Une jurisprudence de la Cour d’Appel du Luxembourg l’établit. En effet, statuant dans des affaires relatives à des demandes d’adoption plénières de deux autres enfants par la même mère célibataire39, la Cour d’Appel a confirmé que, suite à l’arrêt n° 76249/01 rendu le 28 juin 2007 par la Cour européenne des droits de l’Homme, le jugement d’adoption péruvien a reçu l’exequatur au Luxembourg.

Le Gouvernement considère que les mesures rapidement prises pour accorder l’exéquatur du jugement péruvien permettent de mettre un terme aux violations constatées.

    2. Mesures de caractère général 

Ø Diffusion de l’arrêt

L'arrêt de la Cour européenne a été transmis au Procureur général d’Etat, qui a lui-même envoyé l’arrêt aux instances judiciaires intéressées (notamment juridictions civiles et Cour de cassation).

L’arrêt a également été publié au Mémorial B (portail juridique du Grand-Duché de Luxembourg) n°105 du 20 décembre 2007, sur le site Internet du ministère de la Justice

(www.mj.public.lu/juridictions/arrets_concernant_le_luxembourg) et dans la revue Codex de juin-juillet 2007.

Ø Autres mesures

La Cour européenne a relevé l'absence, dans la législation luxembourgeoise, de dispositions permettant à une personne non mariée d'obtenir l'adoption plénière d'un enfant. L’article 367 actuel du Code civil luxembourgeois prohibe en effet l’adoption plénière par des personnes non mariées.

Une réforme de la législation nationale sur les adoptions, visant notamment à supprimer les distinctions existant entre adoption simple et adoption plénière a par la suite été amorcée, conformément aux priorités du Ministère de la Justice. Ainsi, un projet de loi portant réforme du mariage et de l’adoption a été déposé à la Chambre des Députés le 10 août 2010 (annexe) et est en cours d’adoption. Bien que les travaux se concentrent pour le moment sur le volet de la réforme du mariage, il a été proposé d’ores et déjà d’inclure les modifications d’ordre terminologique nécessaires en vue de la réforme de la filiation à finaliser dans un deuxième temps.

Toutefois, tel que l’exposé des motifs de ce projet de loi le souligne, il convient de rappeler que la réforme de l’adoption au Luxembourg n’est pas nécessaire pour mettre fin à la violation constatée dans le présent arrêt. En effet celle-ci découlait pour l’essentiel du fait « que les juges luxembourgeois ne pouvaient raisonnablement passer outre au statut juridique créé valablement à l’étranger et correspondant à une vie familiale au sens de l’article 8 de la Convention » (§ 131). Les juges luxembourgeois sont donc en position d’éviter de nouvelles violations similaires.

Des exemples de jurisprudence postérieure aux faits de la présente affaire en attestent, à commencer par la décision prise dans le cas des requérants Mme Wagner et J.M.W.L. suite à l’arrêt de la Cour (voir ci-dessus, mesures de caractère individuel). En outre, la Cour d’Appel, récemment saisie d’une autre demande d’adoption plénière par la même requérante que celle de l’arrêt en cause40, s’est prononcée sur la conformité de l’article 367 par rapport aux articles 8 et 14, combiné avec l’article 8, de la Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales nonobstant l’arrêt de la Cour Constitutionnelle du 13 novembre 1998. Elle établit ainsi que « l’article 367 du code civil n’est pas conforme à la Convention en ce qu’il exclut l’adoption plénière par l’appelante pour la seule raison qu’elle est une personne célibataire. Il y a partant lieu de faire abstraction de cette disposition en l’espèce. Hormis la condition de l’article 367 du code civil, à déclarer non applicable, l’appelante réunit toutes les conditions légales pour adopter plénièrement deux autres enfants.

Aucune modification de nature législative ne s’impose dès lors afin de conformer la législation nationale à l’arrêt en cause.

Le Gouvernement considère par conséquent que l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme a été pleinement exécuté.

- En ce qui concerne les mesures générales, la jurisprudence fournie concernant l’adoption par des personnes célibataires suffit à établir l’exécution de l’arrêt de la Cour.

- La réforme législative engagée en matière d’adoption n’est ainsi pas nécessaire afin de mettre fin à la violation constatée par la Cour.

- L’examen de l’affaire peut, de l’avis des autorités luxembourgeoise, être clôt avant la finalisation de la réforme législative.

- Néanmoins, pour le bon ordre et à titre purement informatif, l’adoption définitive du projet de loi portant réforme du mariage et de l’adoption sera communiquée au service responsable de l’exécution des arrêts.

Annexes :

- arrêt d’adoption rendu le 16 décembre 2009 dans l'affaire d’adoption de Charles Josué Rafael Wagner

- arrêt d’adoption rendu le 16 décembre 2009 dans l'affaire d’adoption de Pierre Benjamin Wagner

- projet de loi sur l’adoption, version du 21 septembre 2010

Résolution CM/ResDH(2013)3441

Schneider contre Luxembourg

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 2113/04, arrêt du 10 juillet 2007, définitif le 10 octobre 2007)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)165F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans la présente affaire (voir document DH-DD(2013)165F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Affaire SCHNEIDER contre Luxembourg (n° 2113/04)

Arrêt du 10/07/2007, définitif le 10/10/2007

BILAN D’ACTION

L'affaire concerne une atteinte au droit au respect des biens (violation de l'article 1 du Protocole n° 1) en raison de l'obligation pour la requérante d'inclure son terrain dans une zone de chasse. L'affaire concerne en outre une atteinte à la liberté d'association (violation de l'article 11) dans la mesure où la requérante était contrainte, en application d'une loi de 1925, d'adhérer à une association - le syndicat de chasse - alors qu'elle en désapprouvait les objectifs.

Bien qu'elle se fut déclarée opposante éthique à la chasse et fit connaître son opposition à ce que son terrain soit inclus dans la zone de chasse, le syndicat auquel elle était tenue d'appartenir se prononça pour la mise en location du droit de chasse dans une zone incluant son terrain. Cette décision fut approuvée par le ministre de l'Intérieur et entérinée par les juridictions administratives en 2003 (tribunal et Cour administrative).

La Cour européenne a jugé que ce système d'adhésion obligatoire plaçait la requérante dans une situation qui rompait le juste équilibre devant régner entre la sauvegarde du droit de propriété et les exigences de l'intérêt général et que contraindre par la loi un individu à adhérer a une association profondément contraire à ses propres convictions et l'obliger, du fait de cette adhésion, à apporter le terrain dont il est propriétaire pour que l'association en question réalise des objectifs qu'il désapprouve, va au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer un juste équilibre entre des intérêts contradictoires et ne saurait être considéré comme proportionné au but poursuivi.

      1. Mesures de caractère individuel

Ø Paiement de la satisfaction équitable

La requérante n'a formulé aucune demande de satisfaction équitable devant la Cour ; celle-ci a estimé qu'il n'y avait pas lieu de lui allouer de somme à ce titre.

Ø Autres mesures

Au terme (en 2012) du contrat de bail en cours lorsque la Cour européenne a rendu son arrêt, la requérante a eu la possibilité de s’opposer à la pratique de la chasse sur son terrain, conformément aux mesures de caractère général adoptées (voir ci-dessous). Il n’y a donc plus de violation des droits de la requérante.

A la lumière de ce qui précède, aucune mesure de caractère individuel supplémentaire ne s’impose.

      2. Mesures de caractère général 

Ø Diffusion de l’arrêt

L'arrêt a été transmis dès le 19 janvier 2007 par le ministère de la Justice au Procureur général d'Etat aux fins d'information des instances judiciaires concernées. En outre, l'arrêt a été mis en ligne sur le site Internet du ministère de la Justice

(http://www.mj.public.lu/juridictions/arrets_concernant_le_luxembourg/Schneider_10-07-2007.pdf ) et sur Legilux, le portail juridique luxembourgeois (Mémorial B n°105 du 20 décembre 2007. Enfin, l'arrêt a été publié dans la revue CODEX de juin-juillet 2007.

Ø Autres mesures

La loi du 20 juillet 1925 sur l'amodiation de la chasse et l'indemnisation des dégâts causés par le gibier, qui contraint les propriétaires à adhérer à un syndicat de chasse, est mise en cause dans cette affaire. Il convient toutefois de noter qu’après les faits de l’espèce, le 13 juillet 2004, la Cour administrative a, dans un cas très similaire au cas Schneider, annulé la décision ministérielle approuvant la délibération d’un syndicat de chasse en se fondant en particulier sur l’article 1 du Protocole n°1 de la CEDH (voir §§ 20-24 de l’arrêt).

Suite à l’arrêt de la Cour européenne, le Gouvernement a déposé le 4 juin 2008 un projet de loi relative à la chasse, en vue entre autres d’éviter de nouvelles violations similaires. Ce projet a été adopté en première lecture par 37 voix en faveur contre 17 voix et 4 abstentions le 12 mai 2011. La nouvelle loi relative à la chasse tient compte du jugement de la Cour européenne des droits de l’Homme dans l’affaire Schneider, notamment :

- en définissant dans les articles 1 et 2 les objectifs de la chasse qui sont d’intérêt général et en exigeant que l’exercice de la chasse réponde à cet intérêt général ainsi qu’aux exigences d’un développement durable ;

- s’agissant de la question de l’adhésion obligatoire à l’association, il peut être noté qu’aux termes de l’article 24 de la loi, « les propriétaires qui, pour des convictions éthiques personnelles sont opposés à la pratique de la chasse sur leurs fonds, ne font pas partie d’un syndicat de chasse ». Il suffit pour cela que « les intéressés présentent au moins huit jours avant l’assemblée générale des syndicats, sous peine de forclusion, une déclaration de retrait écrite et motivée », selon certaines conditions de forme précisées par la loi ;

- s’agissant de l’inclusion obligatoire du terrain dans une zone de chasse, il peut être noté qu’aux termes de la loi, formellement, les terrains des opposants éthiques à la chasse font partie du lot de chasse, mais que « l’exercice de la chasse est alors suspendu sur ces fonds pendant la durée du bail » (sans préjudice de l’application de trois dispositions spéciales relatives à la recherche du gibier blessé et aux chasses administratives dans l’intérêt général). La déclaration de retrait doit être renouvelée à chaque fois que le bail arrive à échéance. Cette solution permet de concilier le droit des propriétaires de s’opposer à la chasse sur leur terrain et la sécurité juridique qui doit être garantie aux tierces personnes (membres du syndicat de chasse, locataires du lot de chasse concerné) liées par un contrat de bail en cours.

Il peut être noté qu’à ce jour, la quasi-totalité des baux de chasse (596 contrats sur 600) est arrivée à son terme, les propriétaires ayant par conséquent eu la possibilité de formuler une déclaration de retrait, en vertu des mesures de caractère général adoptées.

Le Gouvernement considère que l’adoption d’une nouvelle législation sur la chasse tenant compte du jugement de la Cour dans l’affaire sous rubrique met fin à la violation constatée et suffit à établir l’exécution effective de l’arrêt de la Cour par le Luxembourg.

20/02/2013

Annexes :

        - texte de la loi sur la chasse et motion adoptées le 12 mai 2011

Résolution CM/ResDH(2013)3542

14 affaires contre République de Moldova

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

DEMCENCO, requête n° 21274/05

13/03/2012

PADURET, requête n° 23003/05

04/01/2012

GRINTEVICI, requête n° 10830/06

22/11/2011

GHEORGHITA, requête n° 41836/06

25/01/2011

DONCIU, requête n° 488/07

11/10/2011

GHETAN, requête n° 7170/07

06/09/2011

PECIUL, requête n° 15279/07

07/09/2010

COJOCARU, requête n° 16128/07

07/09/2010

SAVCENCO, requête n° 16999/07

06/09/2011

NACU, requête n° 42374/07

02/11/2010

TRICOLICI, requête n° 26810/08

06/09/2011

JUBIRCA, requête n° 54255/08

21/02/2012

CUSNIR, requête n° 52157/10

29/05/2012

POVESTCA, requête n° 12765/04

04/09/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)3643

13 affaires contre Pologne

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

A.K., requête n° 7705/05

05/07/2012

KARLINSKI, requête n° 11310/09

19/06/2012

MARCHEL, requête n° 18468/09

03/07/2012

KOSIOREK, requête n° 49655/09

11/04/2012

TOBOLA, requête n° 32582/10

19/06/2012

BREJWO, requête n° 36149/10

14/06/2012

MALINOWSKI (VIII), requête n° 37223/10

14/06/2012

KARLINSKI (III), requête n° 45642/10

29/05/2012

JEDRZEJEWSKI, requête n° 55563/10

29/05/2012

ZIELINSKI, requête n° 61865/10

14/06/2012

KOWALCZYK, requête n° 62715/10

29/05/2012

WISNIEWSKI, requête n° 64813/10

29/05/2012

JABLONSKI, requête n° 4725/11

14/06/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)3744

Jakobski contre Pologne

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 18429/06, arrêt du 7 décembre 2010, définitif le 7 mars 2010)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2011)1043E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2011)1043E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT45

Information about the measures to comply with the judgment in the case of

Jakóbski against Poland

Case description

Jakóbski, application no. 18429/06, judgment of 7/12/2010, final on 7/03/2011

This case concerns the authorities’ refusal to provide a detainee with a meat-free diet in prison, contrary to the dietary rules of his faith (violation of Article 9).

The European Court of Human Rights (“the Court”) observed that the applicant’s religion, Buddhism, was one of the world’s major religions officially recognised in numerous countries. In addition, it had already held that observing dietary rules can be considered a direct expression of beliefs in practice in the sense of Article 9 of the Convention.

The Court noted that according to the applicant’s religion he was supposed to have a simple meat-free diet. He asked to be granted a vegetarian diet, excluding meat products, which, in view of the Court, did not have to be prepared, cooked and served in a prescribed manner, nor did he require to any special products. The applicant was not offered any alternative diet, nor was the Buddhist Mission consulted on the issue of the appropriate diet. The Court was not persuaded that the provision of a vegetarian diet to the applicant would have entailed any disruption to the management of the prison or to any decline in the standards of meals served to other prisoners.

      I. Payment of just satisfaction and individual measures

    1. Details of just satisfaction

Pecuniary damage

Non-pecuniary damage

Cost and expenses

Total

-

3,000 EUR

187 EUR

3,187 EUR

Paid on 24/05/2011

    2. Individual measures

The applicant was released on 20/06/2011. The Court awarded him just-satisfaction in respect of non-pecuniary damage.

In these circumstances, no other individual measure appears to be necessary.

      II. General measures

The rights and obligations of prisoners and persons detained on remand is governed by the Code of Execution of Criminal Sentences of 6 June 1997 (“the 1997 Code”). Under Article 106 of the 1997 Code, a prisoner shall have the right, among other things, to perform religious practices and to take advantage of religious rites and participate in religious services, conducted in prison, to possess the necessary books, writings and objects. Article 109 of the 1997 Code provides that a prisoner shall receive meals taking into consideration, where possible, religious and cultural requirements.
According to statistical information, by the end of August 2011, 927 prisoners and persons detained on remand were enjoying a diet taking into consideration their religious and cultural beliefs and 957 were granted a vegetarian diet.
The current legal provisions provide the detainees with a possibility to apply to the competent authorities for a diet taking into consideration their religious beliefs. Under Article 6 § 2 of the 1997 Code a convicted person may submit motions, complaints and petitions to the authorities carrying out the criminal decision. Furthermore, under Article 7 § 1 of the 1997 Code a convicted person may appeal to the court against the decisions of the directors of the penitentiary establishments, regional directors of the Prison Service and the Director General of the Prison Service. Notwithstanding the above-mentioned provisions, penitentiary judges are entitled, under Articles 32-36 of the 1997 Code, to examine complaints, applications and motions of the detainees.

The existing legal provision regulating the issue of religious diet for prisoners and persons detained on remand, as well as recent statistical data, indicating the positive practice of the Polish penitentiary establishments, prove that the violation of Article 9 of the Convention was rather of an isolated nature and resulted from specific circumstances of the present case. Therefore, it seems that publication and dissemination of the Court’s judgment would be appropriated in order to avoid similar violations in the future.

In this context it should be noted, that the Court’s judgment was translated into Polish and published on the website of the Ministry of Justice (www.ms.gov.pl). The information about its publication was sent to the Central Board of Prison Service and regional directors of the Prison Service with request to disseminate it among directors of prison establishments.

In these circumstances, no other individual measure appears to be necessary.

      III. Conclusions of the respondent state

The Government considers that other individual measures are not necessary in the present case and that the general measures adopted, in particular publication and dissemination of the judgment of the European Court of Human Rights, will be sufficient to conclude that Poland has complied with its obligations under Article 46, paragraph 1 of the Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)3846

Witek contre Pologne

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 13453/07, arrêt du 21 décembre 2010, définitif le 11 avril 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2011)1044E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2011)1044E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT47

Information about the measures to comply with the judgment in the case of

Witek against Poland

Case description

Witek, application no. 13453/07, judgment of 21/12/2010, final on 11/04/2011

The case concerns the applicant’s unlawful detention in a psychiatric hospital from 19/06/2006 to 11/01/2007 (violation of Article 5 § 1 of the Convention).
The applicant was placed in a psychiatric hospital on 19/06/2006 on the basis of expert evidence obtained in 1999 and 2000. It was only on 7/09/2006 that the Kielce District Court ordered that the applicant be examined by expert psychiatrists. The expert evidence confirming the need to continue the applicant’s detention was submitted to the District Court only on 7/11/2006 and examined at a hearing held on 11/01/2007. The European Court of Human Rights (“the Court”) found that in the circumstances of the present case the District Court had not ordered an expert opinion promptly enough (only three months after the applicant’s placement in the hospital).
The case also concerns the delay in the proceedings by which the applicant sought to challenge the lawfulness of her detention in the psychiatric hospital (violation of Article 5 § 4 of the Convention). The Court observed that both the applicant's and her lawyer’s appeals against the decision of 11/01/2007, lodged on 15 January and 24 January 2007 respectively, were examined together on 23/02/2007. The Court found that in the circumstances of the present case the delay of thirty days could not be considered compatible with the requirement of “speediness” laid down in Article 5 § 4 of the Convention

      I. Payment of just satisfaction and individual measures

      1. Details of just satisfaction

Pecuniary damage

Non-pecuniary damage

Costs and expenses

Total

-

6 000 EUR

-

6 000 EUR

Paid on 01/06/2011

      2. Individual measures

The applicant was released from the psychiatric hospital on 16/11/2007. The Court awarded the applicant just satisfaction in respect of non-pecuniary damage.

In these circumstances, no other individual measure appears necessary.

      II. General measures

The violations of Article 5 § 1 and Article 5 § 4 of the Convention in the present case were rather of an isolated nature and resulted from failure of a national court. Therefore, it seems that publication and dissemination of the Court’s judgment would be appropriated in order to avoid similar violations in the future.

In this context it should be noted, that the Court’s judgment was translated into Polish and published on the website of the Ministry of Justice (www.ms.gov.pl). The judgment will be sent to all courts of appeal and the General Prosecutor’s Office with request to disseminate it among judges and prosecutors. It will be also sent to the National School of Judiciary and Public Prosecution with request to include it in the training program addressed to judges and prosecutors.

In these circumstances, no other general measure appears necessary.

      III. Conclusions of the responding state

The Government considers that other individual measures are not necessary in the present case and that the general measures adopted, in particular publication and dissemination of the judgment of the European Court of Human Rights, will be sufficient to conclude that Poland has complied with its obligations under Article 46, paragraph 1 of the Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)3948

Wojtas-Kaleta contre Pologne

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 20436/02, arrêt du 16/07/2009, définitif le 16/10/2009)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu le arrêt définitif qui a été transmis par la Cour au Comité dans l`affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2013)119E);

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter les arrêts y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)119E);

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

ACTION REPORT49

Information about the measures to comply with the judgment in the case of

Wojtas-Kaleta against Poland

Case description

Wojtas-Kaleta, application no. 20436/02, judgment of 16/07/2009, final on 16/10/2009.

The case concerns the violation of the applicant's right to freedom of expression in that she was reprimanded by her employer, the Polish Public Television (TVP), for failing to observe the company’s general regulation no. 14 § 2, which required her to protect her employer’s good name. The European Court found the reprimand not “necessary in a democratic society” (violation of Article 10 of the Convention).

In 1999 the applicant was reprimanded for having expressed, in an interview, her concerns about lack of support for classical music by the TVP and about the fact that the quality of public television programmes was being negatively affected as a result of fierce competition from private broadcasters. She also signed an open letter addressed to the board of TVP on the same subject. She was reprimanded for failing to respect the company's regulations, under which she was obliged to respect her employer's good name and the reprimand was to be kept on her record for up to a year, depending on her behaviour. The applicant lodged a claim against TVP to have the reprimand withdrawn, but to no avail as the courts found her to have breached her obligation of loyalty to her employer.

The European Court of Human Rights drew attention to the fact that the role played by journalists in society and their responsibility to contribute to and encourage public debate limits their obligation of discretion, given that it is in the nature of their functions to impart information and ideas. The Court further reiterated that there is a little scope under Article 10 § 2 of the Convention for restrictions on debate on questions of public interest.

      I. Individual measures

The reprimand was imposed in 1999 and, in accordance with Article 113 § 1 of the Labour Code, was to be kept on the applicant’s record for up to a year, depending on her behaviour.

According to the information obtained by the Government the reprimand was removed from the applicant’s employee’s files.

The applicant did not submit a claim for damages or for the reimbursement of legal costs.

In these circumstances, no further measure appears necessary.

      II. General measures

Violation of Article 10 of the Convention in the present case was rather of incidental nature and resulted from the practice of the public television broadcaster and argumentation of domestic courts. Therefore, it seems that in order to avoid similar violations in the future publication and dissemination of the Court’s judgment would be appropriated.

In this context it should be noted that the Court’s judgment was translated into Polish and published on the Internet site of the Ministry of Justice (www.ms.gov.pl). The judgment has been sent to all courts of appeal and the General Prosecutor’s Office with request to disseminate it among judges and prosecutors. It has been also sent to the National School of Judiciary and Public Prosecution, with request to include it in the training program addressed to judges and prosecutors, and to the Supreme Court.

In these circumstances, no further measure appears necessary.

      III. Conclusions of the respondent state

The Government considers that further individual measures are not necessary in the present case and that the general measures adopted, in particular publication and dissemination of the judgment of the European Court of Human Rights, will be sufficient to conclude that Poland has complied with its obligations under Article 46, paragraph 1 of the Convention in respect to the breach of Article 10 of the Convention.

Résolution CM/ResDH(2013)4050

Constantin et Stoian et Bulfinsky contre Roumanie

Exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme 

(Requête n° 23782/06, arrêt du 29 septembre 2009, définitif le 29 décembre 2009 et

requête n° 28823/04, arrêt du 1er juin 2010, définitif le 1er septembre 2010)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu les arrêts définitifs, qui ont été transmis par la Cour au Comité dans les affaires ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2012)672E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter les arrêts y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)672E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans ces affaires et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Action report

Applications

Case

Judgment of

Final on

23782/06

Constantin and Stoian v. Romania

29/09/2009

29/12/2009

28823/04

Bulfinsky v. Romania

01/06/2010

01/09/2010

I. Introductory summary of the cases

These cases concern the unfairness of criminal proceedings which ended with the applicants’ conviction for drug trafficking (violations of Article 6, paragraph 1).

In the case of Constantin and Stoian, the European Court found a police agent, who introduced himself as an alleged buyer in a transaction with the applicants, had procured a criminal activity which would not have happened otherwise (§62 of the judgment).

In both cases, the European Court found that the domestic courts had not properly examined the applicants’ pleas of entrapment. In the case of Constantin and Stoian, the European Court noted that the applicants had been acquitted by the first-instance court, which found that there had been active incitement by the police. However, the appellate court sentenced the applicants to 7 and 6 years’ imprisonment respectively. In the case of Bulfinsky, the applicant was sentenced to 12 years’ imprisonment.

The police operations were carried out in April 2002 (case of Bulfinsky) and November 2003 (case of Constantin and Stoian). The final domestic court decisions were given in April 2004 and May 2006, respectively, by the High Court of Cassation and Justice.

II. Individual measures

A. Just satisfaction

The European Court awarded the applicants Marius-Georgian Constantin and Cristian-Răzvan Bulfinsky just satisfaction for the non-pecuniary damage suffered as a consequence of the violation. The just satisfaction was duly paid to the applicants.

No just satisfaction was awarded to the applicant Florin Stoian.

B. Reopening of the impugned proceedings

Based on the European Court’s judgment, the applicant Marius-Georgian Constantin requested the reopening of the impugned proceedings under Article 408¹ of the Code of Criminal Procedure (hereinafter “the CPP”).

The High Court of Cassation and Justice allowed the applicant’s request for reopening. Upon re-trial, by a decision of 15 November 2010, the High Court of Cassation and Justice quashed the conviction in respect of both applicants and acquitted them of the charges of drug trafficking. It should be also mentioned that the applicant Marius-Georgian Constantin was released pending re-trial.

In the case of Bulfinsky, High Court of Cassation and Justice allowed the applicant’s request and ordered a retrial not only in respect of the applicant, but also in respect of his two co-defendants in the impugned proceedings. It also ordered their release pending retrial. The retrial proceedings are currently pending at first-instance, before the Bucharest County Court.

In the light of the above, the Government consider that that no further individual measures are required in the present cases. As regards the case of Mr. Bulfinsky, the Government underline that there is no doubt that in the retrial proceedings the domestic courts will redress the deficiencies of the original proceedings identified in the European Court’s judgment. Indeed, the information publicly available on the website of the Bucharest County Court indicate that this court is currently in the process of taking evidence from witnesses and the police collaborator with protected identity involved in the impugned police operation.

III. General measures

A. Issues related to the use of undercover agents

1. Origins of the violation

As regards the investigative phase, the European Court noted in both cases that:

    (i) at the time the police operations were authorised there had been no indication that the applicants were involved to drug-related crimes; and

    (ii) the prosecutors' orders authorizing the use of undercover agents did not give details or refer to any objective evidence concerning unlawful behaviour by the applicants.

Having regard to the European Court’s findings, the Government consider that this court did not call into question the legal framework on the investigation of drug-trafficking and related offences, namely Law No. 143/2000 on the prevention and control of illicit drug traffic and use.

In this respect, it should be noted that at the material time, this Law provided that the use of undercover agents could be authorised by the public prosecutor only when there were good reasons to suggest that an offence was committed or was about to be committed (Art. 21). Moreover, the Code of Criminal Procedure (the “CCP”) expressly forbade inciting a person to commit a criminal offence for the purpose of obtaining evidence (Art. 68).

The Government consider that the shortcomings identified by the European Court in this context resulted from an incorrect practice by the investigative authorities and not from inadequate legislation.

2. Measures taken

The Government would like to point out the fact that the use of undercover agents was a fairly new investigative technique at the time the impugned fact occurred, having been introduced into the domestic criminal procedure only in 2000.

As shown under point 1 above, Law No. 143/2000 on the prevention and control of illicit drug traffic and use offered guarantees as regards the use of undercover agents to investigate drug-related offences.

Moreover, when the CPP was modified in 2003 to allow the use of undercover agents in the investigation of other serious crimes in the context of the fight against organised crime, the Parliament endeavoured to enforce the statutory safeguards for the rights of the defence.

Thus, on 1 January 2004 detailed rules on the use of undercover agents introduced in the CPP by Law No. 278/2003 (Articles 224¹ - 224³) entered into force. They are applicable to investigations into various serious crimes (inter alia trafficking of drugs, weapons and persons, money laundering and corruption).

The new provisions contain a number of additional safeguards which had not been in force at the time the facts at the origin of the two cases occurred. In particular, they now set as a prerequisite for such measures the existence of “a reasonable suspicion” that a crime was committed or is about to be committed.

Furthermore, they provide that when authorising the use of undercover agents, the prosecutor must, in particular:

    - indicate the concrete evidence that suggests that an offence was committed or is about to be committed and give reasons as to why the measure is justified;

    - indicate the actions that the undercover agents are allowed to carry out;

    - indicate the duration for which the measure is authorized.

Such safeguards must be read in conjunction with the general prohibition contained at Article 68 of the CPP, which provides that it is forbidden to incite the commission of an offence with a view to obtaining evidence.

The Government underline that the impugned police operations occurred in both cases prior to 1 January 2004.

In order to ensure that the relevant authorities apply the current statutory framework in the field of undercover operations in a manner compatible with the requirements of the Article 6 which result from these judgments, the judgments together with a summary in Romanian which outlined the European Court’s main findings were transmitted to the General Prosecutor's Office and to the General Inspectorate of the Romanian Police. This measure was taken with a view to the dissemination of the judgments to all the prosecutor offices and police units throughout the country, so they could be debated in workshops and activities related to the professional training of the prosecutors and police units with attributions in undercover operations.

B. Issues related to the court proceedings

1. Origins of the violation

a) The case of Constantin and Stoian

In this case, European Court found that the applicants’ conviction on appeal was based on a fresh assessment of the same evidence which had supported their acquittal at first-instance. In particular, the appellate court did not hear direct evidence from the applicants, the undercover agents and other witnesses. Moreover, when returning its verdict, the appellate court gave precedence to witness statements made before the prosecutor in the detriment of those made before the court of first instance without proper justification and also failed to give a convincing answer to the applicants’ plea of entrapment.

In October 2005, when the appellate court gave its decision in this case (which was upheld on appeal of points of law in May 2006), the provisions of the Code of Criminal Procedure applicable to the trial on appeal read as follows:

Art. 378 Trial on appeal

    (1) Upon appeal, the court examines the appealed judgment based on the works and material contained in the case file and on any new written evidence submitted on appeal.

    (2) When deciding the appeal, the court can make a fresh assessment of the evidence contained in the case file and may take new evidence, when it considers necessary.

    (3) The court is compelled to examine all grounds for appeal raised before it.

The Government note that the abovementioned provisions did not expressly make the appellate court’s power to reassess the evidence produced at first instance contingent on the appellate court’s hearing direct evidence. Said provisions left however to the appellate court the discretion to decide if new evidence was necessary and to order it to be administrated before it.

The Government thus consider that the European Court’s judgment in the aforementioned case called essentially into question the application of these provisions in the case at hand.

b) The case of Bulfinsky

In this case, the European Court found that in convicting the applicant and his co-defendants of drug trafficking, the domestic courts (both-first instance and appellate courts):

    (i) failed to hear direct evidence from the undercover agents and some other conclusive witnesses and to provide the defence with a possibility to cross examine them in court or at least in writing, despite the defence’s request in this respect;

    (ii) failed to reply to the defence's requests for material evidence to be taken (fingerprints and video recordings);

    (iii) failed to give adequate reasons for giving precedence to the statement obtained by the investigators from one of the applicant’s co-defendants, when this statement diverged from the one given before the court;

    (iv) dismissed the defendants’ plea of entrapment in a summary manner.

The Government would like to point out that the abovementioned shortcomings resulted in part from a misapplication of the relevant provisions of the CCP, as in force at the material time (2002 – 2004).

Indeed, pursuant to Art. 327, §1 of the CPP, the courts must take evidence from the witnesses in public hearings; it is only when the direct examination of the witness is no longer possible that the court can order that their statements given to the prosecutor are read (Art. 327, §3 of the CPP).

Art. 330 of the CPP provides that the courts, on their own motion or on request from the defence or the prosecution, will order that the existing material evidence is produced, when they consider this to be necessary.

Art. 356, §1 (c) of the CPP provides that a court decision shall contain in particular an analysis of the evidence taken into account for the determination of the criminal aspects of the case and also of the evidence which was set aside by the court, together with an analysis of any factual elements that support the court’s verdict.

As regards in particular the hearing in court of the undercover agents, the Government acknowledge that the failure of the domestic courts (in particular the first-instance court and the appellate court, which both gave judgments in 2003) to take direct evidence from them might be explained by the lack at the material time of specific legal provisions that would allow striking a balance between the rights for the defence and the interest of protecting such agent’s identity.

2. Measures taken

In respect of the failure of the convicting court to take direct evidence from the applicants in the case of Constantin and Stoian, the Government refer to the measures that had been taken to avoid similar violations following the judgment in the case of Constantinescu v. Romania, as set out in CM/ResDH(2011)29 (in particular the amendments brought to the provisions of the Code of Criminal Procedure regulating the examination of the accused persons by Law No. 356/2006). Indeed, it should be pointed out that the court proceedings in the abovementioned case were terminated prior to the entry info force of such legislative amendments, on 7 September 2006.

As regards the hearing in court of the undercover agents (case of Bulfinsky), as of 1 January 2004, specific rules were introduced in the CCP, which opened the possibility for such agents to be heard through video transmission with distorted voice and image (Art. 86², §3) and to be questioned in the presence of the accused and the defence counsel. Under Art. 86¹, §§6 and 7 of the CPP, statements from such witnesses can only serve as evidence if corroborated by facts and circumstances which result from all the evidence adduced in the case.

The new provisions thus introduced additional safeguards to ensure that evidence obtained through police entrapment cannot be relied upon by the courts to justify a conviction.

As regards the remaining shortcomings identified by the European Court, the Government recall their view that they raise issues related to the application of the relevant provisions of the CPP and not to their content.

In order to ensure that the Romanian courts examine pleas of entrapment and conduct the trials in similar cases in a manner that is fully compatible with the requirements of Article 6 of the Convention, the authorities proceeded to the publication and the wide dissemination of these judgments These measures are in particular expected to ensure that the provisions of the CPP which grant the courts discretion in matters related to the taking of evidence will be construed and applied in the light of the requirements of a fair trial resulting from these judgments.

To that end, both judgments were translated into Romanian and published in the Official Journal and on the websites of the High Court of Cassation and Justice (www.scj.ro) and of the Superior Council of Magistracy (www.csm1909.ro).

The Government further sent the translation of the judgments together with a summary thereof to the Superior Council of Magistracy for dissemination to all domestic courts. Also, it should be recalled that the Convention and the European Court’s case-law make the object of specific programmes for the initial and continuing training of the Romanian magistrates (judges and prosecutors alike) organised by the National Institute of Magistracy.

IV. Conclusions

The Government consider that no other individual or general measures are to be taken in the present cases and that Romania complied with the obligations imposed under Article 46, paragraph 1 of the Convention. The Government therefore invite the Committee of Ministers to close the examination of these cases.

Résolution CM/ResDH(2013)4151

Reiner et autres contre Roumanie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 1505/02, arrêt du 27 septembre 2007, définitif le 27 décembre 2007)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2012)822E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)822E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

    Action report

    Reiner and Others v. Romania
    (Application no. 1505/02, judgment of 27 September 2007,
    final on 27 December 2007)

I. Introductory summary of the case

The case concerns the unfairness of criminal proceedings which resulted in the applicants' conviction in 2001 for assault and battery causing unintentional death of a police officer during the anti-government protests in December 1989 (violation of Article 6, §3(d) in respect of three applicants).

The applicants were convicted based on the statements that several witnesses gave during the police investigation, which were later read in court. In this respect, the European Court noted that when most of these witnesses failed to appear in court, the first-instance court found that their hearing was no longer necessary, ordered for their depositions to be read and took them into account when convicting the applicants. Only three witnesses were heard in court and none of them incriminated the applicants in their statements (§27 of the judgment). In these circumstances, the European Court found that the convictions were based in a decisive manner on witness evidence taken by the prosecutor, in the absence of a proper opportunity for the defence to question such witnesses during the pre-trial investigations or during the court proceedings.

The European Court further noted that throughout the trial, the domestic courts dismissed without proper justification the requests from the defence to take direct witness evidence and to allow the defence to cross-examine the witnesses in question. As regards one of the witnesses heard in court, who changed his previous statements to the prosecutor incriminating some of the applicants, the European Court found that the domestic courts failed to explain why they decided to give precedence to such statements, in the detriment of those exonerating the applicants.

The case also concerns the length of the aforementioned criminal proceedings (1991 – 2001, out of which 6 years and nine months fell under the Court’s jurisdiction ratione temporis (violation of Article 6, §1 in respect of three of the applicants).

II. Individual measures

1. Just satisfaction

The European Court awarded all the applicants just satisfaction for non-pecuniary damages and costs and expenses, which was paid to the applicants on 25 April 2008.

2. Violation of Article 6, paragraph 3(d)

The Government would recall from the outset that this violation only concerned the applicants Octavian Paisz, Anton Reiner and Ioan Konrad.

      a. Reopening of the impugned proceedings in respect of Mr. Paisz

Based on the European Court’s judgment, the applicant Octavian Paisz requested the reopening of the impugned proceedings under Article 408¹ of the Code of Criminal Procedure (hereinafter “the CPP”). On 29 September 2008, the High Court of Cassation and Justice upheld his request and the case was referred for retrial to the Bucharest County Court.

The applicant Octavian Paisz died on 28 September 2009, during retrial in first instance.

The Bucharest County Court took steps in order to remedy the shortcomings of the initial trial identified by the European Court. To this end, it summoned the defendants, the civil parties and the witnesses questioned during the pre-trial investigations with regard to the participation of the defendant Octavian Paisz. Additionally, by means of letters rogatory, the court requested the Hungarian Ministry of Justice to find and question those of witnesses who, in the meantime, had changed their residence and settled in Hungary. Following this request, one witness was questioned by the Hungarian authorities, and her statement was read in court.

The Bucharest County Court gave its verdict on 15 February 2011. In its judgment, the court noted that the majority of the witnesses summoned could not be heard during retrial due to various reasons (death, unknown whereabouts etc.), so their previous statements were read in court, pursuant to Article 327, §3 of the CPP.

Relying on the evidence adduced during the pre-trial investigations, the initial trial and the retrial proceedings, the Bucharest County Court held that the liability of the defendant, Mr. Octavian Paisz, of the charges brought against him “had been correctly established”. However, the court noted that it could not sentence Mr. Paisz, since the offence in question had become statute-barred and he had died during the retrial proceedings.

The court further upheld the previous verdicts as regards the damages that were to be paid to the victim’s family and held the applicant’s heir liable thereof. The trial is now pending on appeal, at the request of the applicant’s heirs, as regards the civil aspects of the case.

The Government are of the opinion that the right to examine and to cross-examine witnesses in court, guaranteed by Article 6 § 3(d), which was disregarded in the impugned proceedings, can be exercised in a meaningful and effective manner only in the presence of the accused.

In the light of the above, considering namely the applicant’s demise, the nature of the right disregarded and the specific circumstances of this case, the Government consider that no further individual measures are required in this case.

      b. The situation of Mr. Reiner and Mr. Konrad

The Government observe that Mr. Ioan Konrad and the heir of the applicant Anton Reiner, who died on 25 November 2006, did not express their interest in lodging a request for the reopening of the impugned proceedings, under Article 4081 of the CPP.

3. Violation of Article 6, paragraph 1 (length of proceedings)

The Government would recall that the violation found on this account concerns only Mr. Octavian Paisz, Mr. Dezideriu Hejja and Mr. Ioan Konrad.

In respect of Mr. Hejja and Mr. Konrad, the Government consider that since the impugned proceedings are closed, no further individual measure is necessary.

In respect of Mr. Paisz, the Government express a similar opinion that no further individual measures are required, since the applicant died and the proceedings were therefore discontinued under their criminal limb. As mentioned above, the proceedings continue solely as regards the civil aspects of the case, due to the fact that under the national law, the applicant’s heirs could be held liable in tort for the damages caused to the victim’s family.

4. General measures

a. Violation of Article 6, paragraph 3(d)

The Government recall that in the present case, upon the witnesses’ failure to appear in court, the domestic courts considered that their hearing was no longer necessary and that the requests for their hearing sought to stall the proceedings (§28 of the judgment). Without further reasons, they then applied Art. 327, §3 of the CPP, considered the hearing of such witnesses to be no longer possible, ordered their previous statements to be read in court and found the applicants guilty based on such statements, without allowing them the opportunity to question said witnesses.
The relevant provisions of the CPP (as in force at the material time and presently) require in principle that the witnesses be heard in court and that the defence is thus given the possibility to cross-examine them (Art. 327, §1). When the hearing of a witness is no longer possible, Art. 327, §3 provides that the court shall order for the statement he gave during the pre-trial investigation to be read in court and it shall take it into account for the determination of the case.

Art. 329, §3 further provides that is during the proceedings in court, it appears that evidence that was previously allowed is no longer useful, the court, having heard the prosecution and the parties, can decide not to take such evidence.

The European Court also found that the domestic courts failed to give proper reasons when dismissing the defence’s requests for witness evidence to be taken in court and when giving precedence to the statement a witness had made before the prosecution in the detriment of the one given in court, which exonerated the applicant.

In this respect, it should be noted that in accordance with Art. 356, §1(c) of the CPP, a court judgment must contain in particular an analysis of the evidence taken into account for the determination of the criminal aspects of the case and also of the evidence which was set aside by the court, together with an analysis of any factual elements that support the court’s verdict.

Having regard to the European Court’s findings in the present case, it would appear that the shortcomings identified in the European Court’s judgment are a matter of application of the relevant provisions of the CCP and do not call into question the existing legal framework.

The Government therefore consider that awareness-raising measures are capable of preventing in the future similar violations of the Convention.

To this end, the judgment of the European Court was translated into Romanian and published in the Official Journal and on the respective websites of the Superior Council of Magistracy at www.csm1909.ro and of the High Court of Cassation and Justice at www.scj.ro.

It should be further noted that the Convention and the European Court’s case-law make the object of specific programmes for the initial and continuing training of the Romanian magistrates (judges and prosecutors alike) organised by the National Magistracy Institute.

The Government considered the need of further awareness-raising measures, to ensure that the provisions of the CPP which grant the courts discretion in matters related to the taking of witness evidence will be construed and applied in the light of the requirements of a fair trial resulting from this judgment. In this respect, the Government’s Agent before the European Court sent to the Superior Council of Magistracy the judgment and a summary thereof together with an analysis of the European Court’s findings and of the origin of the violation in this case for dissemination to the national courts and prosecutor’s offices and for inclusion in the training programmes available to the magistrates.

      b. Violation of Article 6, paragraph 1 (length of proceedings)

It should be noted that the European Court found similar violations in a number of other cases against Romania, which are currently supervised by the Committee of Ministers within the framework of the Stoianova and Nedelcu group of cases (no. 77517/01, judgment of 04/08/2005, final on 04/11/2005).

5. Conclusions

Having regard to the above, the Government considers that no other individual or general measures are to be taken in the present case and that Romania complied with the obligations imposed under Article 46, paragraph 1 of the Convention. The Government therefore invites the Committee of Ministers to close the examination of this case.

Résolution CM/ResDH(2013)4252

Didu contre Roumanie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 34814/02, arrêt du 14 avril 2009, définitif le 14 septembre 2009)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2012)821E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt et notant qu’aucune satisfaction équitable n’a été octroyée par la Cour dans la présente affaire (voir document DH-DD(2012)821E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

    Action report

    Didu v. Romania
    (Application No. 34814/02, judgment of 14 April 2009, final on 14 September 2009)

I. Introductory summary of the case

The case concerns a breach of the applicant’s presumption of innocence in criminal proceedings brought against him for forgery, use of forged documents and assault (violation of Article 6, §2).

On 12 March 2002, the Pitesti Court of Appeal, acting as last-instance court, overturned the lower courts’ verdicts of acquittal without hearing evidence in person from the applicant and the witnesses, and found that the applicant had committed the offences he was charged with. The applicant was not pronounced formally guilty, since the statute of limitation in respect of the offences in question had expired.

The European Court found that the Court of Appeal had not limited itself to describing a state of suspicion or a probability, but found that the facts, as presented by the prosecution, were established, without haven taken direct evidence from the applicant and the witnesses. Moreover, the Court of Appeal ordered the applicant to pay the legal costs and expenses and its finding that the applicant had committed the offences could have played a decisive role in a civil action for damages brought by the injured party. This was found by the European Court to be in breach of the applicant’s presumption of innocence.

The case further concerns the excessive length of the impugned criminal proceedings which lasted for six years and five months for three levels of jurisdiction (October 1995 – March 2002) (violation of Article 6, §1).

II. Individual measures

The applicant did not present a claim for just satisfaction.

1. Violation of Article 6, paragraph 2

In July 2009, based the European Court’s judgment, the applicant filed a request for reopening of the impugned proceedings under Article 4081 of the Code of Criminal Proceedings (“CCP”).The High Court of Cassation and Justice upheld his request and referred the case for retrial to the Pitesti Court of Appeal. On 14 July 2011, the Pitesti Court of Appeal upheld the applicant’s acquittal by the lower courts as regards two out of three charges (forgery and use of forged documents) and reversed the lower courts’ verdict only as regards the charge of assault.

The Pitesti Court of Appeal heard direct evidence from the applicant and the witnesses and found that there were no further requests for evidence from the parties to the trial. Then, it assessed the evidence taken during the criminal proceedings as a whole and decided that the applicant was not guilty of forgery and use of forged documents but that he had however committed the offence of assault. In respect this offence, the Court of Appeal terminated the proceedings against the applicant due to the expiry of the statute of limitation. Having regard to this outcome, it further ordered the applicant to pay legal costs and expenses, pursuant to Article 191, §2 of the CCP.

The Government considers that the violation of the applicant’s presumption of innocence in this case stemmed from the fact that in its decision of 12 March 2002, the Pitesti Court of Appeal reached the conclusion that the applicant had committed the offences he was charged with and reversed the lower courts’ verdicts, without taking direct evidence from the applicant and the witnesses previously heard.

The Government is therefore of the opinion that the proceedings upon retrial complied with the requirements of Article 6, §2 as they result from the European Court’s judgment in the present case and that no further individual measure is required in respect of this violation.

2. Violation of Article 6, paragraph 1 (length of proceedings)

At the time the European Court gave its decision, the impugned proceedings had been terminated. The retrial proceedings brought by the applicant were conducted speedily (July 2009 – July 2011), and the case is now closed. Bearing this in mind, the Government is of the opinion that no further individual measure is necessary in this respect.

III. General measures

a. Violation of Article 6, §2

As indicated above, the Government considers that the violation of Article 6, §2 in this cases stems from the failure of the Pitesti Court of Appeal to take direct evidence from the applicant and the witnesses before it reversed the lower courts’ verdicts of acquittal, stated that the applicant was guilty of the offences he had been charged with and ordered him to pay legal costs and expenses.

It is the Government’s view that the violation in this case does not stem from inadequate legislation. Thus, under Article 38516 of the CCP, in force at the material time, if the appellate court withholds a case for a retrial, it must schedule a full hearing and decide on the evidence to be taken at the new hearing. Moreover, Article 38519 of the CCP provides that the retrial shall be conducted in accordance with the rules governing the trial at first instance, where taking evidence from the accused and the witnesses in person is in principle compulsory.

Moreover, as regards the failure of the Pitesti Court of Appeal to hear evidence from the applicant in person, the Government refers to the measures that had been taken to avoid similar violations following the judgment in the case of Constantinescu v. Romania, as set out in CM/ResDH(2011)29 (in particular the amendments brought to the provisions of the CCP regulating the examination of the accused persons by Law No. 356/2006).

The Government considers that, in addition to the abovementioned amendments, measures aiming at raising awareness of the requirements resulting from the European Court's judgment in the instant case could ensure that the domestic courts will henceforth take such requirements into account when construing and applying the abovementioned procedural rules.

To this end, the translation into Romanian of the European Court’s judgment was published in Official Journal No. 740 of 30 October 2010. In addition, the judgment was published on the websites of the Superior Council of Magistracy (www.csm1909.ro) and the High Court of Cassation and Justice (www.scj.ro). Furthermore, a summary of its findings was published in the Reports of the European Court’s judgments against Romania between 1994 – 2009, together with an analysis of its consequences and an identification of the responsible authorities. The judgment was also sent to the Superior Council of Magistracy for dissemination to all domestic courts.

The Government considers that the general measures taken are sufficient to prevent similar violations in the future.

b. Violation of Article 6, paragraph 1 (length of proceedings)

The issues related to the length of criminal proceedings in Romania are examined by the Committee of Ministers in the framework of the Stoianova and Nedelcu group of cases (No. 77517/01, judgment of 04/08/2005, final on 04/11/2005).

IV. Conclusions

Having regard to the above, the Government considers that no other individual or general measures are to be taken in the present case and that Romania complied with the obligations imposed under Article 46, paragraph 1 of the Convention. The Government therefore invites the Committee of Ministers to close the examination of this case.

Résolution CM/ResDH(2013)4353

6 affaires contre Fédération de Russie

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

GALITROV, requête n° 37703/04

13/12/2011

VIT, requête n° 38845/05

05/07/2011

RZHAVIN, requête n° 33177/07

15/03/2011

KISLITSINA, requête n° 47913/07

11/10/2011

YEGOROV, requête n° 39287/09

22/11/2011

LAKATOSH et autres, requête n° 32002/10

07/06/2011

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)4454

Backović contre Serbie

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 47997/06, arrêt du 07/02/2012, définitif le 07/05/2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)890E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

    - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

    - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)890E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

BACKOVIC vs.SERBIA

Applications no.47997/06

ECHR Second Section Judgment of 7 February 2012,final on 7 May 2012

ACTION REPORT

Case description

The case concerns the violation of the applicant's right to access to a court in that he had no possibility to seek judicial review of the administrative authorities' refusal to register an easement (violation of Article 6§1).

Payment Date

Court dismissed the applicant's claim for just satisfaction and awarded

the sum of EUR 1,000 for the costs of the proceedings before it. 11/06/2012

Dissemination and Publication Date

The judgment has been published in the Official Gazette of the 24/2/2012

Republic of Serbia, no. 13/2012 and published on the homepage of the

Ministry of Justice

http://www.zastupnik.mpravde.gov.rs/cr/articles/presude/

General measures

Date

The Court noted that the Cadastre Act of 2009 (Zakon o državnom premeru i katastru; published in OG RS nos. 72/09 and 18/10) was adopted after the facts of this case occurred (see §§22-23 of the judgment). This Cadastre Act of 2009 entered into force on 11 September 2009, thereby repealing the Cadastre Act of 1992 in force when the facts of this case took place. Pursuant to the provision of Article 180§1of the Cadastre Act of 2009,all second instance decisions made on the basis of this law shall be subject to judicial review by means of an administrative dispute. It is therefore possible now to seek judicial review of the administrative authorities' refusal to register an easement.

September 2009

Individual measures

The applicant's request to register the easement in question was allowed by the Cadastre Service in Somber, by the decision of 3 May 2011. There are no other individual measures that should be undertaken in the instant case.

CONCLUSION

In view of the above facts, the Government of Serbia considers that the measures adopted have fully remedied the consequences of the violation of the Convention found by the European Court in this case. The new Cadastre Act that entered into force in September 2009 will prevent similar violations in future. Serbia has thus complied with its obligations under Article 46 paragraph 1of the Convention.

In Belgrade,20 September 2012

Respectfully submitted,

Slavoljub Carić

Agent of the Government

of the Republic of Serbia

Résolution CM/ResDH(2013)4555

2 affaires contre Serbie

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

RISTIC, requête n° 16792/06

22/05/2012

KATIC, requête n° 24832/08

08/03/2011

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)4656

2 affaires contre République slovaque

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

KOVACOVA, requête n° 2489/10

03/07/2012

KLINOVSKA, requête n° 69583/10

10/07/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)4757

Aydemir et Michalko contre République slovaque

Exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 44153/06, arrêt du 8 février 2011, définitif le 8 mai 2011

Requête n° 35377/05, arrêt du 21 décembre 2010, définitif le 21 mars 2011)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu les arrêts définitifs qui ont été transmis par la Cour au Comité dans les affaires ci-dessus et les violations constatées (voir document DH-DD(2013)146E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter les arrêts y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2013)146E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans ces affaires et

      DECIDE d’en clore l’examen.

      ACTION REPORT

      Application No. 35377/05 Aydemir v. Slovakia

      judgment of 08/02/2011, final on 08/05/2011 and

      application no. 35377/05 Michalko v. Slovakia

      judgment of 21/12/2010, final on 21/03/2011

Introductory case summary

These cases concern a violation of the right to liberty and security due to the length of detention on remand, the length and fairness of proceedings on the release from detention on remand and failure of compensation for unlawful detention (violations of Article 5 § 3, 4 and 5).

I. Payment of just satisfaction and individual measures

a) Just satisfaction

Case

Application No.

Date of judgment

Just satisfaction (EUR)

Paid on

Aydemir

44153/06

08/02/2011

5 500

23/06/2011

Michalko

35377/05

21/12/2010

9 000

26/04/2011

b) Individual measures

In the case Aydemir v. Slovakia the Court awarded the applicant EUR 3,500 for non-pecuniary damage (§ 98 of the judgment). In the case Michalko v. Slovakia the Court awarded the applicant EUR 7,000 for non-pecuniary damage (§ 183 of the judgment). The applicants in both cases were already released from detention on remand. No other individual measures seem to be necessary.

II. General measures

a) Legislation

With respect to the first violation of Article 5 § 4 (lack of adequate possibility to challenge the lawfulness of the applicants’ pre-trial detention) cases Aydemir and Michalko resemble the case Lexa v. Slovakia (no. 2), application no. 34761/03. The supervision of the execution of the judgment in the case Lexa v. Slovakia (no. 2) was closed by the Committee of Ministers’ final resolution no. CM/resDH(2012)53.

Concerning the second violation of Article 5 § 4 (failure to promptly examine the applicants’ request for release from detention on remand) cases Aydemir and Michalko resemble the case Kucera v. Slovakia (application no. 48666/99). The supervision of the execution of the judgment in the case of Kucera v. Slovakia was closed by the Committee of Ministers’ final resolution no. CM/ResDH(2011)158. The same final resolution is applicable also to the violation of Article 5 § 3 in the case of Michalko.

Regarding violation of Article 5 § 5 cases Aydemir and Michalko resemble the case Pavletic v. Slovakia (application no. 39359/98). The supervision of the execution of the judgment in the case of Pavletic v Slovakia was closed by the Committee of Ministers’ final resolution no. CM/ResDH(2011)34.

Therefore, the cases of Aydemir and Michalko do not require adoption of any further general measures other than publication and dissemination.

b) Publication and dissemination

The judgment in the case Aydemir was published in Justičná Revue No. 10/2011 and judgment in the case Michalko was published in Justičná Revue No. 6-7/2011. By letters of the Minister of Justice of the Slovak Republic of 28 October 2011 the judgments were sent to the President of the Constitutional Court of the Slovak Republic with the request to give notice to all constitutional judges about it, to the General Prosecutor with the request to give notice to all prosecutors about it and to the president of the Criminal Chamber of the Supreme Court of the Slovak Republic with the request to give notice to all judges of that chamber about it. By letters of the same date they were also distributed to presidents of all regional courts with the request to give notice thereon to all judges of regional and district courts. All the judgments were given the attention on the meeting of the Agent of the Slovak Republic before the European Court of Human Rights with judges and subsequently advisers of the Constitutional Court of the Slovak Republic, held on 23 June 2011, which was attended also by Mr Šikuta, the judge of the European Court of Human Rights.

III. Conclusions of the respondent state

The Government consider that the Slovak Republic has thus complied with their obligations under Article 46 § 1 of the Convention.

In Bratislava, 14 February 2013

                      Marica Pirošíková

                      Agent of the Slovak Republic

                      before the European Court of Human Rights

Résolution CM/ResDH(2013)4858

Association Rhino et autres contre Suisse

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 48848/07, arrêt du 11 octobre 2011, définitif le 8 mars 2012)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)725F) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

- de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

- de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)725F) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Association Rhino et autres contre Suisse, arrêt du 11 octobre 2011

(devenu définitif le 8 mars 2012)

Rapport d’action

Résumé introductif de l’affaire :

Liberté de réunion et d’association (art. 11 CEDH); dissolution d’une association ayant un but illégal. La dissolution de l’association a atteint la liberté d’association dans sa substance. Les autorités nationales n’ont pas démontré qu’il n’existait pas de mesure moins sévère pour atteindre le même but. Violation de l‘art. 11 CEDH.

A. Sur le plan individuel :

- Versement de la satisfaction équitable (65’651 euros au titre du dommage matériel et 21 949 EUR au titre des frais et dépens) (réglé le 11 mai 2012).

- Les requérants ont eu la possibilité de saisir le Tribunal fédéral d’une demande de révision en vertu de l’article 122 de loi fédérale du 17 juin 2005 sur le TF [RS 173.110], ce qu’ils n’ont pas fait.

B. Sur le plan général :

- Information du Tribunal fédéral et des autres autorités directement concernées (réglé le 24 octobre 2011)

- publication au Rapport trimestriel sur la jurisprudence de la CEDH 4/2011 et diffusion auprès de tous les cantons et autorités fédérales du résumé de l’arrêt dans les trois langues officielles (f/a/i) :

http://www.bj.admin.ch/content/dam/data/staat_buerger/menschenrechte/eurokonvention/ber-egmr-2011q4-f.pdf

http://www.bj.admin.ch/content/dam/data/staat_buerger/menschenrechte/eurokonvention/ber-egmr-2011q4-d.pdf

http://www.bj.admin.ch/content/dam/data/staat_buerger/menschenrechte/eurokonvention/ber-egmr-2011q4-i.pdf

- le Gouvernement suisse part de l'idée que les autorités et tribunaux internes vont, comme d'habitude, donner plein effet audit arrêt. Ainsi aucune autre mesure n'est envisagée.

Conclusions de l'Etat défendeur :

Le gouvernement estime qu’aucune mesure individuelle supplémentaire n’est requise dans cette affaire et que les mesures générales prises vont prévenir des violations semblables et que la Suisse a par conséquent rempli ses obligations en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention dans la présente affaire.

Résolution CM/ResDH(2013)4959

9 affaires contre « l’ex-république yougoslave de Macédoine »

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

NAKOV, requête n° 10895/05

28/06/2011

MRCESKI, requête n° 49407/06

14/12/2010

JANEV, requête n° 2476/08

28/06/2011

DUNIMAGLOVSKI, requête n° 38934/08

03/07/2012

ASANOV, requête n° 58925/08

03/07/2012

JAKIMOVIK, requête n° 22651/09

03/07/2012

SMILEVSKA, requête n° 25040/09

03/07/2012

LJUBOMIR STOJANOVSKI, requête n° 42704/09

03/07/2012

FETAI, requête n° 62589/09

03/07/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)5060

37 affaires contre Turquie

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

BELIREN, requête n°3305/07

03/04/2012

CICEK, requête n°37686/05

03/07/2012

YILDIZ, requête n°36247/06

03/07/2012

ESATOGLU, requête n°12844/07

03/07/2012

RUZGAR, requête n°16848/07

03/07/2012

PAPALYARIS et MODAKI, requête n°28229/07

03/07/2012

AGAR, requête n°19125/08

04/09/2012

ACAR, requête n°43656/10

04/09/2012

BAKAL et autres, requête n°8243/08

05/06/2012

CELIKALP et autres, requête n°10442/08

05/06/2012

ERTURK, requête n°10473/08

05/06/2012

AKINTI, requête n°27644/08

05/06/2012

DOGAN, requête n°18979/09

05/06/2012

OZDEMIR, requête n°26855/10

05/06/2012

KOCYIGIT et KEKLIKOGLU, requête n°26668/05

06/03/2012

VAROL, requête n°34680/07

06/03/2012

DAL, requête n°60429/08

06/03/2012

EREN, requête n°856/09

06/03/2012

ORMEN, requête n°1914/09

06/03/2012

AVRAS et autres, requête n°41168/09

06/03/2012

UGURLU, requête n°42290/09

06/03/2012

ATIK, requête n°47782/09

06/03/2012

AY, requête n°56229/11

10/05/2012

RENCBER et autres, requête n°30252/06

10/07/2012

AKSOY, requête n°2163/09

10/07/2012

KOSAN et HAZAR, requête n°25703/09

10/07/2012

PARLAK, requête n°55271/09

10/07/2012

OCAL, requête n°23422/10

10/07/2012

YILDIZ, requête n°72064/10

10/07/2012

KARAY, requête n°29082/11

10/07/2012

DONMEZ et autres, requête n°34769/07

13/03/2012

NARIN, requête n°1769/08

20/03/2012

TURHAN, requête n°4856/05

22/05/2012

BODUR, requête n°19165/06

22/05/2012

OZTURK, requête n°25768/07

22/05/2012

BALCI et autres, requête n°3704/09

22/05/2012

OZKAN, requête n°45868/09

22/05/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)5161

13 affaires contre le Royaume-Uni

Exécution de décisions de la Cour européenne des droits de l’homme

Affaire, n° Requête

Date de décision

F.K., requête n° 39214/07

04/01/2011

WILKES, requête n° 56387/07

06/09/2011

MALLA, requête n° 19159/08

06/09/2011

ALEXANDER, requête n° 23276/09

29/05/2012

BLACK, requête n° 37685/09

29/11/2011

M.W., requête n° 39622/09

30/08/2011

L.R., requête n° 49113/09

14/06/2011

WANDLESS, requête n° 53414/09

20/03/2012

BIRCH et autres, requête n° 26393/10

06/09/2011

OKUONGHAE, requête n° 29930/10

24/01/2012

X, Y & Z, requête n° 32666/10

05/07/2011

WACEY-GERMAINE, requête n° 71308/10

13/12/2011

ASUQUO, requête n° 61206/11

10/07/2012

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention pour la sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit que le Comité surveille l’exécution des termes des règlements amiables tels qu’ils figurent dans les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après « la Convention » et « la Cour ») ;

Considérant que dans ces affaires la Cour, ayant pris acte des règlements amiables auxquels avaient abouti le gouvernement de l’Etat défendeur et les parties requérantes, et s’étant assurée que les règlements étaient basés sur le respect des droits de l’homme tel que défini dans la Convention ou ses Protocoles, a décidé de rayer les affaires du rôle ;

S’étant assuré de l’exécution des termes des règlements amiables par le gouvernement de l’Etat défendeur,

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 39, paragraphe 4, de la Convention et DECIDE d’en clore l’examen.

Résolution CM/ResDH(2013)5262

Guillan et Quinton contre Royaume-Uni

Exécution de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme

(Requête n° 4158/05, arrêt du 12 janvier 2010, définitif le 28 juin 2010)

Le Comité des Ministres, en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, qui prévoit qu’il surveille l’exécution des arrêts définitifs de la Cour européenne des droits de l’homme (ci-après nommées « la Convention » et « la Cour »),

Vu l’arrêt définitif, qui a été transmis par la Cour au Comité dans l’affaire ci-dessus et la violation constatée (voir document DH-DD(2012)978E) ;

Rappelant l’obligation de l’Etat défendeur, en vertu de l’article 46, paragraphe 1, de la Convention, de se conformer aux arrêts définitifs dans les litiges auxquels il est partie et que cette obligation implique, outre le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour, l’adoption par les autorités de l’Etat défendeur, si nécessaire :

      - de mesures individuelles pour mettre fin aux violations constatées et en effacer les conséquences, dans la mesure du possible par restitutio in integrum ; et

      - de mesures générales permettant de prévenir des violations semblables ;

Ayant invité le gouvernement de l’Etat défendeur à informer le Comité des mesures prises pour se conformer aux obligations susmentionnées ;

Ayant examiné le bilan d’action fourni par le Gouvernement indiquant les mesures adoptées afin d’exécuter l’arrêt y compris les informations fournies en ce qui concerne le paiement de la satisfaction équitable octroyée par la Cour (voir document DH-DD(2012)978E) ;

S’étant assuré que toutes les mesures requises par l’article 46, paragraphe 1, ont été adoptées ;

      DECLARE qu’il a rempli ses fonctions en vertu de l’article 46, paragraphe 2, de la Convention dans cette affaire et

      DECIDE d’en clore l’examen.

Execution of Judgments of the European Court of Human Rights

Action Report

Gillan & Quinton v the United Kingdom (application no. 4158/05; judgment final on 28 June 2010)

Case Summary

On 9 September 2003 the applicants were stopped and searched by police using powers under the Terrorism Act 2000.

The Court found sections 44-46 of the Terrorism Act 2000 to be in breach of Article 8 (the right to respect for private and family life) of the European Convention on Human Rights (ECHR) because they were not “in accordance with the law”.

The Court found the powers in those provisions (which enabled ‘no suspicion’ stop and search) were neither sufficiently circumscribed nor subject to adequate legal safeguards against abuse.

    I. Individual Measures

Just satisfaction:

The just satisfaction award has been paid; evidence previously supplied. The “stop and search” of the applicants took place on 9 September 2003 and lasted no more than 30 minutes at maximum. No further individual measures are required.

    II. General Measures

1. Publication:

The Government published an article on the Home Office website about the Court’s judgment, including reference to the judgment and a weblink to the website of the ECtHR (www.homeoffice.gov.uk/media-centre/news/changes-use-stop-search).

A list of other publications where the judgment has been published was annexed to the Government’s Action Plan of 1 October 2010 (see DH-DD(2011)851E).

2. Dissemination:

The Government took steps to bring the judgment to the attention of police and the public by:

· Announcing in both the House of Commons and the House of Lords, the steps that the Home Secretary had taken to ensure the powers under sections 44 to 46 of the Terrorism Act 2000 would be used in a way compatible with the Court’s decision

(http://www.publications.parliament.uk/pa/cm201011/cmhansrd/cm100708/debtext/100708-0001.htm#10070875001177

http://www.publications.parliament.uk/pa/ld201011/ldhansrd/text/100708-0002.htm#10070878000285)

· Ensuring the Association of Chief Police Officers disseminated information about those guidelines to all police forces (www.npia.police.uk/en/16413.htm)

· Undertaking a comprehensive review of the powers, the results of which were announced in Parliament as part of a wider review of counter terrorism powers on 26 January 2011

· Introducing changes to domestic legislation in the Protection of Freedoms Act 2012, which received Royal Assent on 1st May 2012.

The judgment has also been widely reported in the media and is available via numerous, easily accessible websites.

    III. Other general measures:

3. The Government took the following immediate steps to ensure the judgment was implemented.

4. On 8th July 2010 the Government announced that the powers under sections 44 to 46 would no longer be used in a way which had been found to be incompatible with article 8 of the ECHR in Court’s judgment (see links above to statements made by the Home Secretary and the Minister for Security and Counter Terrorism). These guidelines were in place temporarily pending the outcome of a Government review of sections 44 to 47 (which formed part of a wider review into various counter-terrorism measures and powers) which sought to identify changes which should be made to the legislation to ensure it is compatible with the European Convention on Human Rights.

5. The outcome of that review was announced to Parliament on 26 January 2011 and can be found on the Home Office website at www.homeoffice.gov.uk/publications/counter-terrorism/review-of-ct-security-powers/. The review recommended significant changes to bring powers into compliance with ECHR rights and ensure that previous misuse associated with section 44 is not repeated.

6. In response to the review, the Government made an urgent remedial order under section 10 of and Schedule 2 to the Human Rights Act 1998, to immediately repeal and replace section 44 with new, circumscribed powers. The Home Secretary made an urgent remedial order containing the new provisions, which came into force on 18 March 2011. Full details of the remedial order can be found at www.homeoffice.gov.uk/publications/counter-terrorism/terrorism-act-remedial-order

7. The Protections of Freedoms Act 2012 places the powers provided by the Terrorism Act 2000 (Remedial) Order 2011 on a permanent footing. This Act received Royal Assent on 1 May 2012: http://www.legislation.gov.uk/ukpga/2012/9/contents/enacted.

8. Section 59 of the Protection of Freedoms Act 2012 repeals the stop and search powers in sections 44 to 47 of the 2000 Act. Section 60 and Schedule 5 to that Act introduce new and tightly circumscribed powers. The new powers enable the police to stop and search people and vehicles with no suspicion only in exceptional circumstances, where a senior police officer reasonably suspects that an act of terrorism will take place and where the powers are considered necessary to prevent such an act. In addition to this significantly higher threshold for the police to authorise the use of the powers, there are a number of strengthening safeguards provided by the Act.

9. Section 62 of the Protection of Freedoms Act 2012 inserts a new section 47AA to 47AE into the Terrorism Act, making provision for a Code of Practice for terrorism stop and search powers. New section 47AA places a duty on the Secretary of State to prepare a Code of Practice about the powers in section 43 and 43A of the 2000 Act (stop and search with reasonable suspicion), and those created by new section 47A of the 2000 Act.

10. Following a public consultation, the Codes of Practice governing the use of terrorism stop and search powers (in Great Britain and Northern Ireland) were laid before Parliament on 10 May 2012 and came into force on 10 July 2012. The relevant Codes of Practice for England, Wales and Scotland can be found at: Code of Practice - Stop and Search - (England_Wales_Scotland)
A separate link to the equivalent Code of Practice for Northern Ireland can be found at:
Code of Practice - Stop and Search (Northern Ireland)

11. Commencement of the substantive stop and search provisions is provided for in the Protection of Freedoms Act 2012 (Commencement No. 1) Order 2012. The majority of the provisions within this Order came into force on 1 July, and stop and search powers came into force on 10 July (to ensure that the relevant Code(s) of Practice were in force before the substantive powers became available for use).

State of execution of judgment:

12. The Government considers that all necessary steps have been taken to implement the judgment, and that the case should be closed.

1 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

2 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

3 http://www.nij.bg/Articles/Articles.aspx?lang=bg-BG&pageid=548

4 Article 68, CPC
(1) (Amended, SG No. 109/2008) In pre-trial proceedings, where the accused party has been constituted in this capacity because of a serious intentional criminal offence, the prosecutor may prohibit the accused party from leaving the boundaries of the Republic of Bulgaria, unless the prosecutor has given authorisation to this effect. Border control points shall immediately be notified of the imposed prohibition.
(2) The prosecutor shall rule within three days on the request for authorisation under Paragraph 1 of the accused party or his/her defence counsel.
(3) The refusal of the prosecutor shall be subject to appeal before the competent court of first instance.
(4) The court shall consider forthwith the appeal in a single-judge panel, deliberating privately, and shall make pronouncement by a ruling, thus confirming the refusal of the prosecutor or allowing the accused party to leave the boundaries of the Republic of Bulgaria for a set period. The ruling shall be final.
(5) At the request of the accused party or his/her defence counsel, the court may repeal the prohibition under Paragraph 1 in pursuance of the procedure under Paragraph 4, where there is no risk for the accused party to abscond outside this country.
(6) In court proceedings the powers pursuant to paragraphs (1) and (5) shall be exercised by the court examining the case. The ruling of the court shall be subject to appeal by accessory appeal or protest.

5 E.g. Sofia District Court Ruling under a.p.c.c № 707/2008, Sofia District Court Ruling under p.c.c. № 888/2007, etc.

6 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

7 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

8 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

9 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

10 Compte tenu de la déclaration des requérants de ne pas poursuivre leur requête contre la Grèce, la Cour a clos l’examen de cette partie de la requête (article 37§1 in fine de la Convention)

11 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

12 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

13 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

14 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

15 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

16 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

17 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

18 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

19 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

20 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

21 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

22 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

23 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

24 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

25 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

26 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

27 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

28 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

29 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

30 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

31 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

32 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

33 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

34 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

35 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

36 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

37 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

38 Arrêt Munzer du 7 janvier 1964 de la Cour de cassation française.

39 Voir dans ce contexte les arrêts d’adoption rendus par la Cour d’Appel le 16 décembre 2009 dans les affaires d’adoption n° 35195 du rôle, et n° 35194 du rôle.

40 idem

41 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

42 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

43 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

44 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

45 Information submitted by the Polish authorities on 19 October 2011

46 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

47 Information submitted by the Polish authorities on 14 October 2011

48 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

49 Information submitted by the Polish authorities on 6 February 2013

50 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

51 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

52 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

53 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

54 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

55 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

56 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

57 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

58 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

59 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

60 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

61 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.

62 Adoptée par le Comité des Ministres le 7 mars 2013 lors de la 1164e réunion des Délégués des Ministres.



 Haut de page

 

  Documents liés
 
   Réunions
 
   Documents connexes