22ème Session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe

      « Le centralisme bureaucratique ne pourra pas résoudre les crises financières en Europe », déclare le maire de Stuttgart

      Strasbourg, 22 mars 2012. – Wolfgang Schuster, maire de Stuttgart (Allemagne) et président du Conseil des Communes et Régions d’Europe (CCRE), a ouvert le plus brûlant des débats d’actualité lors de la 22e Session du Congrès, en soulignant le rôle important des communes et régions d’Europe face à la crise économique actuelle. Les difficultés engendrées par les programmes d’austérité actuels ne peuvent trouver une réponse dans une approche politique centralisée, décidée au niveau national, a affirmé M. Schuster.

      Le chômage des jeunes, le changement climatique, la transition énergétique, l’immigration et les changements démographiques sont autant de domaines où une action coordonnée et un partenariat sont nécessaires entre tous les niveaux de gouvernement et avec les citoyens, les experts scientifiques et les économistes. Le nouveau Centre européen pour la gouvernance locale et régionale, que M. Schuster a présenté et qui a reçu l’aval du Congrès, pourrait servir de plate-forme pour l’échange de savoir-faire sur la bonne gouvernance locale.

      « Ce qu’il nous faut pour résoudre cette crise, ce n’est pas davantage de centralisme bureaucratique, mais plus de responsabilité locale et d’autonomie locale », a conclu M. Schuster. Alan Meale, le Rapporteur de l’Assemblée parlementaire, et Svetlana Orlova, Vice-Présidente du Congrès (Fédération de Russie), ont aussi prononcé des allocutions sur les diverses manières de faire face aux menaces qui pèsent sur les structures institutionnelles et la stabilité de l’Europe du fait de la récession actuelle.

      Tous deux ont appelé à davantage de coopération et de coordination aux niveaux local et régional. Ils ont insisté sur l’importance d’apporter à la crise des solutions européennes, plutôt que nationales, et appelé à une plus grande implication des citoyens. Leurs allocutions ont été suivies d’un vif débat auquel ont notamment contribué des membres du Congrès pour l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Italie, la Suède, le Royaume-Uni, la France et l’Islande.



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