Keith Whitmore: « La réforme du Congrès permettra de renforcer son efficacité et sa politique »

Elu Président du Congrès le mardi 26 octobre 2010, Keith Whitmore entend non seulement mener à bien sa réforme et sa modernisation, mais aussi renforcer son efficacité, mieux faire appliquer ses décisions et mieux le faire connaître des élus locaux européens. Le principe doit être « quand nous disons une chose, nous la réalisons », souligne-t-il dans une interview.

Interview – 28 octobre 2010

Question: Au lendemain de votre élection, quel est votre état d’esprit et quelles seront vos premières priorités d’action ?

Keith Whitmore: Beaucoup de défis nous attendent : les problèmes budgétaires, mais surtout la mise en place de la réforme du Congrès, avec son recentrage autour de ses activités phares, à savoir le monitoring de la démocratie locale, le suivi des élections et la promotion des droits de l’homme au niveau local. La nouvelle structure des commissions va nous permettre de mener à bien ces missions. Je connais très bien le Congrès pour y siéger depuis 1996, notamment comme président de commission, et je pense que cette expérience m’aidera à entrer rapidement dans mes nouvelles fonctions.

Question: La réforme du Congrès sera votre grand chantier, mais y a-t-il aussi d’autres évolutions que vous souhaitez concrétiser ?

Keith Whitmore: Avant tout, je souhaite que, lorsque le Congrès décide ou annonce quelque chose, il concrétise sa décision dans les faits. Cela est notamment vrai pour le monitoring : quand nous demandons l’application d’une mesure, nous devrons nous assurer qu’elle sera vraiment mise en œuvre dans les pays concernés, plutôt que d’appeler sans cesse les Etats à appliquer nos recommandations. Il y a malheureusement trop de recommandations adoptées par le Congrès qui finissent dans des tiroirs. Le principe devra être : « quand nous disons une chose, nous la réalisons ». Plutôt que de multiplier les priorités, nous nous concentrerons désormais sur le cœur de notre travail, et le mèneront jusqu’au bout. Le fait que nous avons de nouveaux outils permettant aux membres du Congrès de travailler plus étroitement que par le passé avec son secrétariat général est aussi un atout pour cela.

Question : Comment voyez-vous évoluer le rôle du Congrès par rapport aux autres structures du Conseil de l’Europe ?

Keith Whitmore: Il faut renforcer le partenariat du Congrès avec l’Assemblée Parlementaire, et mieux coopérer avec elle sur les rapports examinés en commun ou impliquant les deux structures. Il faut siéger ensemble plus souvent. Je souhaite aussi que les membres du Congrès soient des « ambassadeurs du Congrès et du Conseil de l’Europe, dans leurs pays respectifs,». Le Conseil de l’Europe est trop mal connu alors que, dès que nous en parlons à nos collègues élus locaux dans nos pays respectifs, ils manifestent un grand intérêt pour ses travaux. Il faut enfin mieux communiquer sur ce que nous faisons. La Semaine Européenne de la Démocratie Locale, dont je suis le coordinateur, est un bon moyen de nous faire connaître, et rencontre un succès croissant.



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