Le Congrès s’engage à contribuer aux travaux de l’Assemblée Régionale et Local Euro-Méditerranéenne

17.03.2010 - Le dialogue politique entre l’Europe et les pays du Sud de la Méditerranée est une condition indispensable pour renforcer la stabilité politique et relancer le développement socio-économique du bassin méditerranéen. L’initiative du Comité des Régions de l’Union européenne de créer « l’Assemblée Régionale et Locale Euro-Méditerranéenne » (ARLEM), répond à ces objectifs de coopération décentralisée. C’est dans ce contexte que le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe a tenu un débat sur la coopération Nord-Sud le 17 mars 2010, à l’occasion de sa 18ème Session.

Dans une résolution adoptée à l’issue du débat, le Congrès s’est engagé à soutenir pleinement les travaux de l’ARLEM, au sein de laquelle il bénéficie du statut d’observateur. Il a également appelé les collectivités locales européennes, ainsi que leurs associations, à développer des relations bilatérales avec les collectivités des pays du Sud et de l’Est du Bassin Méditerranéen.

Ian Micallef, Président en exercice du Congrès et rapporteur sur ce thème, a souligné que la création de l’ARLEM intervient au moment où le Congrès renforce son dialogue avec la rive Sud, notamment, avec l’organisation du 4ème Forum des villes euro-arabes qui se tiendra en 2011, et la mise en place d’un groupe de travail sur les « Villes et provinces euro-méditerranéennes ». « Grâce à sa dimension paneuropéenne, à ses réseaux de contacts, à son expertise et à son engagement pour la consolidation de la démocratie de proximité, le Congrès peut apporter une contribution majeure aux objectifs de l’ARLEM » a-t-il expliqué.

Ludmila Sfirloaga, Présidente de la Chambre des régions et co-rapporteur, a présenté les résultats des coopérations déjà lancées par le Congrès, parmi lesquelles la création d’une association d’élus locaux au Maroc. « Outre la coopération entre villes, nous devons aussi renforcer la coopération entre régions » a-t-elle souligné.

Ce pays co-préside actuellement l’ARLEM et a engagé depuis 20 ans des réformes en matière de démocratie locale, ainsi que l’a expliqué Rachid Sassy, Vice-Président de la municipalité de Rabat (Maroc), s’adressant aux membres du Congrès. « Certaines problématiques rencontrées en Europe sont similaires à celles rencontrées par les populations de la rive Sud. Il serait opportun pour nous aussi de participer aux débats dans les instances européennes pour les enrichir de nos propres expériences », a-t-il déclaré. Il a d’ailleurs proposé que la ville de Rabat soit la première ville pilote de la rive Sud dans l’application des standards européens en matière de démocratie locale.

Intervenant dans le cadre du débat, Eberhard Koelsch, Vice-Président du Centre européen pour l’interdépendance et la solidarité mondiales (Centre Nord-Sud) a rappelé, quant à lui, que « la démocratie ne peut s’imposer d’en haut, elle doit être créée et voulue par la base ». Il a insisté sur la spécificité de l’accord partiel qui régit le Centre Nord-Sud en tant qu’accord ouvert aux pays non-membres du Conseil de l’Europe. Le Maroc, par exemple, est devenu membre du Centre Nord-Sud, en juillet 2009, rejoint récemment par le Cap Vert. Le Congrès a, d’ailleurs, signé, en 2008, un accord de coopéation avec le Centre Nord-Sud afin de définir des objectifs communs, mais aussi d’élargir des réseaux de coopération mutuels.



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