« La protection des droits de l’homme doit être le but premier d’une gestion municipale moderne », selon le maire de Weimar (Allemagne)

L’expérience acquise dans sa propre ville en ce qui concerne la mise en place de politiques des droits de l’homme au niveau local occupait une place centrale dans la contribution du maire de Weimar, Stefan Wolf, au débat général du Congrès de mercredi après-midi. Dans le cas de Weimar, « le legs de Buchenwald », déclaration dans laquelle d’anciens détenus du camp de concentration s’engagent, de pair avec le conseil municipal, à cultiver le souvenir et à lutter contre l’extrême droite, constitue à cet égard un fondement important, a déclaré M. Wolf, qui a également mentionné le prix international des droits de l’homme décerné depuis de nombreuses années par la ville de Weimar.

Selon M. Wolf, l’existence d’une communication active avec les citoyens qui, au plan géographique ou politique, se situent aux marges de la société – chômeurs, demandeurs d’asile, habitants des quartiers défavorisés – est un indicateur important de la situation des droits de l’homme au niveau local et régional. « Nul n’est besoin de justifier des politiques des droits de l’homme progressistes et modernes qui visent, par exemple, à développer l’habitat social ou à faciliter l’intégration des groupes défavorisés. La protection des droits fondamentaux doit être aujourd’hui le but premier du travail politique et administratif des autorités concernées. A Weimar, nous poursuivons aussi ce but en encourageant l’économie communale », a souligné M. Wolf.



 

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